Philippe Garrel

Au retour des vacances d'octobre, nous explorerons le silence dans le cinéma de Philippe Garrel et particulièrement dans son film Les Amants réguliers sorti en 2005.

Heureux hasard, Arte nous offre l'occasion de voir les premiers films du cinéaste.

Avec Marie pour mémoire, Le Lit de la vierge, La Cicatrice intérieure (disponible à partir du 01 octobre) ou encore L'Enfant secret, cet orphelin de la Nouvelle Vague a su transcender les limites du cinéma français des années 1970, en faisant de sa vie des fictions.

Marie pour mémoire

Premier long métrage de Philippe Garrel, réalisé en 1967. En compagnie d’amis et de rencontres, notamment le mannequin Zouzou, Philippe Garrel invente une fiction faisant se croiser deux couples dans une agence matrimoniale.

 

Le Lit de la vierge

1969. Philippe Garrel a 21 ans lorsqu’il tourne son quatrième long-métrage : « Le lit de la vierge ». Il filme l’errance d’un Christ douloureux à cheval, dans un étendu désertique et hostile en noir et blanc. Par une sainteté impossible, il cherche à mettre en image les désillusions de l’après 68 et la violence de la répression policière.  

 

L'Enfant secret

"L’enfant secret" évoque l’histoire d’une femme, en proie à la drogue, qui élève seule son fils illégitime. Un réalisateur underground, qui traverse une grave crise personnelle, est amoureux d’elle. Le film fait directement allusion à des épisodes douloureux de la vie de Garrel, et à sa rencontre avec Nico, dont le fils ne fut jamais reconnu par Alain Delon, bien qu’élevé par la mère de ce dernier.

 

Philippe Garrel par Thierry Jousse (critique de cinéma et réalisateur français)