L'Histoire Géo au lycée Vinci

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mardi, juin 14 2011

Un petit bilan de l'année en Seconde

Les élèves de 2nde C jugent leur année en histoire-géo. Ils avaient à répondre à un petit questionnaire (voir le questionnaire) Cela donne des résultats assez intéressants :

Une préférence pour l'histoire


60 % des élèves de la classe disent préférer l'histoire. Cela est confirmé par les chapitres étudiés qui ont été plébiscités : on trouve dans le trio de tête deux thèmes d'histoire : L'invention de la citoyenneté dans le monde antique et Sociétés et cultures de l'Europe médiévale.
Toutefois, le deuxième thème préféré est celui de géographie sur les villes. Ce thème a été apprécié même par ceux qui déclarent aimer davantage l'histoire. Dans l'ensemble, la géographie apparaît mal aimée (1/4 de la classe la préfère à l'histoire) et dans les thèmes les moins appréciés et/ou qui ont paru trop longs, on retrouve de la géographie avec les thèmes sur le développement durable et sur gérer les espaces terrestres.
Quant au travail en groupe, il est considéré comme moins intéressant : seuls 10 % des élèves le mettent en avant. Dommage pour le travail sur les méthodes.


Le déroulement du cours

Il n'y a pas trop d'insatisfaction ou de reproches qui transparaissent sur le déroulement du cours (ouf !).
Seule une minorité pense que les photocopies étaient trop fréquentes et que l'ordinateur n'était pas suffisamment utilisé par les élèves. Cependant, la quasi-unanimité estime que le travail à la maison était suffisant... cela veut donc dire que j'aurais pu en donner plus. C'est bon à savoir pour l'année prochaine (avis à ceux que je pourrais retrouver en première).

Même si certains avouaient que l'interrogation orale les stressait en début d'heure, la grande majorité reconnaît qu'elle est utile. Je ne peux que vous féliciter de votre sincérité.






Enfin, vous aimez que le travail en classe change, que l'on construise le cours de manière différente : travail à l'oral, travail écrit, travail en groupe...













Le travail des méthodes

Finalement, même si les heures en groupe sur les méthodes n'ont pas été les plus appréciées, certaines méthodes ont été considérées comme utiles : on voit qu'on retrouve les principales méthodes du bac.

Du coup, et c'est réconfortant, vous pensez dans l'ensemble avoir fait des progrès, en particulier à l'écrit : prise de notes, organisation des idées, justification des réponses. Ce sont en effet les méthodes essentielles de l'histoire géographie qui seront utiles dans les autres disciplines, en particulier en français, SES et SVT.
Mais ce qui pêche, malgré les différents exercices à l'oral, c'est la participation orale. Même si les réponses étaient anonymes, je pense que cela vient des élèves les plus réservé(e)s... Un certain nombre d'élèves pensent également avoir parcouru seulement la moitié du chemin : des progrès dans les méthodes essentielles mais des difficultés sont encore reconnues.


Bref, s'ouvrent devant vous deux longs mois de vacances pendant lesquelles, vous devrez entretenir ces méthodes pour ne pas avoir tout oublié à l'entrée en première, année au cours de laquelle la majorité d'entre vous passera le bac d'histoire-géo. Epreuve qu'il faut donc commencer à travailler dès ces vacances (par exemple pendant les 15 derniers jours).

Allez, bonnes vacances tout de même...


mardi, mai 31 2011

Les défis d'une ville du Sud : Le Caire

Voici la correction de l'étude de cas sur Le Caire :

Le Caire est une des principales villes d'Afrique. La ville comprend 8,5 millions d'habitants et l'agglomération 16,5 millions d'habitants (taille un peu supérieure à Londres).

Le Caire est située dans un pays en développement d'Afrique du Nord, l'Egypte. Elle connaît donc les problèmes des villes du Sud.

I. Le constat : une croissance incontrôlée de la ville

Noter la forme et l'amplitude de la croissance urbaine à l'aide des documents 1 et 4. Quels en en sont les dangers ?

A. Une explosion urbaine

La population du Caire a fortement augmenté au cours du XXe siècle : elle a été multipliée par 10. cette population en croissance très rapide a dû trouver de nouveaux terrains à occuper pour se loger : la superficie de la ville a donc également augmenté mais plus tardivement que la population. Elle a été multipliée par 6 en 50 ans. Cette croissance très rapide de la population est appelée un explosion urbaine.

B. L'étalement urbain du Caire

On peut distinguer deux types d'étalement urbain au Caire.

  • Tout d'abord une extension incontrôlée sur les pourtours de l'agglomération. Les nouvelles populations viennent occuper les espaces qui ne sont pas encore bâtis et particulièrement les terres cultivées du delta du Nil. Cela met alors en danger les capacités de l'agglomération de nourrir sa population. L'autosuffisance alimentaire n'est pas possible.

  • Une autre extension est au contraire dirigée par l'Etat. Elle passe par la construction de villes nouvelles à quelques kilomètres de l'agglomération dans le désert afin d'éviter cette destruction des terres cultivables.

  • La croissance de la ville du Caire a été beaucoup plus rapide et moins contrôlée que dans une ville du Nord comme Londres. Cette croissance peut d'ailleurs compromettre l'avenir de l'agriculture locale.

II. Les conséquences : les efforts pour encadrer cette croissance

Comment les pouvoirs publics ont-ils tenté d'encadrer l'étalement urbain du Caire ? Avec quels résultats ? (doc. 2 et 16 + texte)

A. Créer des villes-nouvelles

Les villes nouvelles créées dans le désert prennent la forme de villes modernes avec des immeubles et d'axes biens équipés. Mais ces villes sont mal reliées à la ville et sont insuffisantes pour répondre à l'explosion urbaine.

B. Assurer les déplacements à travers l'agglomération

La politique de transport prend vraiment de l'ampleur à partir des années 1980. L'objectif est alors de faciliter les circulation automobile : une grande rocade autoroutière est construite qui a pour but de faire le tour de l'agglomération. C'est aussi à cette époque que sont engagés les travaux pour la réalisation d'un métro. De nouveaux projets sont élaborés pour les années à venir : développement du transport fluvial, création d'un nouveau réseau de tramway.

Mais pour l'instant, ces efforts paraissent insuffisants : l'automobile reste le moyen de locomotion essentiel de la population entraînant de très nombreux embouteillages qui ralentissent les circulations.

  • Les efforts du Caire en matière de transport sont plus tardifs et moins complets qu'à Londres. Les moyens financiers ne sont pas les mêmes alors que l'augmentation de la population y est beaucoup plus rapide.

III. L'avenir : les nombreux défis que doit relever Le Caire

Identifiez les défis que doit relever Le Caire et les premières réponses apportées (doc. 12 à 14 + publicité)

A. Des défis sociaux et environnementaux

Le principal problème de la ville du Caire est lié à la concentration de la pauvreté dans le vieux centre et la multiplication des bidonvilles autour de la ville. Dans ces quartiers pauvres, les services d'assainissement de l'eau et de ramassage des ordures sont rarement présents d'où des graves problèmes de pollution et de maladies. Ces eaux sales viennent même polluer le Nil et les cultures qui bordent le fleuve.

La principale tâche est donc de raccorder tous les nouveaux quartiers au réseau d'assainissement.

B. Des réponses très différentes

Des progrès ont déjà été réalisés avec l'agrandissement de la station d'épuration de Gabal El Asfar qui permet de traiter 50% d'eaux sales en plus. L'État ne peut seul financer ces réseaux : il s'appuie sur une société privée et reçoit pour cela l'aide internationale.

Face aux problèmes de pollution et de saturation, des solutions sont proposées aux plus riches. Des quartiers fermés composés de luxueuses villas et de nombreux espaces verts offrent un cadre de vie agréable à l'écart de la ville. Ce sont en fait des villes privées avec leur propre police et réseau d'assainissement assurés par des entreprises privées.

Ccl : Le Caire est exemplaire des défis qui se posent à une ville du Sud.

  1. Le premier de ces défis vient de l'explosion urbaine difficilement contrôlable mais qui détruit des espaces vitaux pour la ville

  2. Les pouvoirs publics font des efforts d'aménagement mais leur réponse est insuffisante, essentiellement par manque de moyens financiers.

  3. Des progrès peuvent être réalisés avec l'aide internationale. Mais Le Caire court aussi le risque d'une très forte ségrégation sociale avec des bidonvilles qui côtoient des gated-communities.

Et voici le croquis :

Cliquer sur l'image pour voir le schéma en format OpenOffice.

mardi, mai 10 2011

Les défis d'une ville du Nord : Londres

L'étude de cas sur Londres a été l'occasion de travailler sur la méthode d'analyse de documents.

En synthèse, nous avons réalisé un schéma (voir la méthode). 

Voici ci-dessous, une correction des paragraphes qu'il fallait rédiger. Cliquer sur l'image pour voir une correction du schéma (s'ouvre avec OpenOffice)

Londres est une ville du Nord, capitale du Royaume-Uni. Elle réunit une population de 9 millions d'habitants dans son agglomération.

On distingue :

  • la ville de Londres qui est le centre de l'agglomération avec 2,8 millions d'habitants est dirigée par un maire

  • le Grand Londres qui une des 9 régions anglaises qui regroupe les principales villes de l'agglomération de Londres, soit près de 9 millions d'habitants.

  • L'aire métropolitaine dont les limites sont vagues et qui regroupe toutes les villes sous la dépendance de Londres : elle regrouperait 18 millions d'habitants.

I. Le constat : ségrégation et étalement urbain

A. L'étalement urbain de Londres

La ville de Londres s'est constituée sur les bords de la Tamise. La ville s'est étalée progressivement pour atteindre les limites de la ville centre à la fin du XIXe siècle. Mais c'est au XXe siècle que cet étalement fut spectaculaire avec la constitution de banlieues (p. 174) accueillant une population ayant des difficultés pour se loger en ville.

À partir des années 60, la ville et sa banlieues sont moins attractives : elles perdent de la population au profit des espaces plus éloignés de l'aire métropolitaine voire le Grand Sud-Est de l'Angleterre. La population va se loger de plus en plus loin afin de trouver un logement à moindre coût : ce phénomène est qualifié d'étalement urbain. Mais à partir des années 1990, la ville et la banlieue redeviennent attractives et gagnent de nouveaux des habitants.

B. Un espace marqué par les ségrégations

Contrairement à Paris, les populations pauvres sont concentrées dans la ville centre dans des quartiers précis formant la moitié de cette ville centre. Ces quartiers pauvres sont ceux qui accueillent des populations étrangère ne se mélangeant pas au reste de la population. Finalement les communautés vivent entre elles, avec peu de relations avec le reste de la population dans des situations précaires. A la ségrégation sociale, s'ajoute donc une ségrégation ethnique.

Londres a connu au XXe siècle un étalement urbain qui a conduit sa population à habiter de plus en plus loin alors que son centre restait occupé par les populations les plus pauvres. Ces mouvements de populations ont donc favorisé une ségrégation spatiale.

II. Les conséquences : les efforts d'aménagement en matière de transport

A. Un réseau de transports en extension

Parce que la population vit de plus en plus loin du centre, le réseau de transport a dû être étendu et densifié pour répondre aux besoins de la population. Ainsi, le Grand Londres est au centre d'un maillage (découpage de l'espace qui en permet l'appropriation) d'autoroutes et de lignes ferroviaires qui relient l'agglomération aux autres grandes villes du pays. L'agglomération est également en relation avec les autres grandes villes mondiales par l'intermédiaire d'aéroports internationaux implantés dans le Grand Londres.

Afin de limiter les pollutions, les efforts récents portent plus particulièrement sur les transports en commun qui permettent des circulations plus rapides par le biais du train ou du métro automatique.

B. Les limites du réseau de transport

L'inconvénient de ces transports en commun c'est qu'ils ne relient que les principales villes entre elles. Le reste de l'agglomération est alors essentiellement desservi par l'automobile. Les axes sont alors congestionnés en direction de Londres.

La seule solution trouvée pour améliorer les circulations est de diminuer le trafic automobile en instaurant un péage à l'entrée dans Londres. Effectivement les temps de parcours ont été réduits car un certain nombre d'habitants ont préféré utiliser les transports en commun comme les bus. L'exemple de ce péage apparaît donc comme efficace.

Pour répondre à l'étalement urbain, les autorités ont dû faire un gros effort pour développer les transports et plus particulièrement les transports en commun qui respectent davantage le pilier environnemental du développement durable.

III. L'avenir : les efforts entrepris dans le développement durable

A. Des projets de ville durable

La ville de Londres est exemplaire dans le développement durable pour au moins deux quartiers. Un des premiers éco-quartiers construit l'a été dans dans le sud du Grand Londres : il s'agit de BedZED. Il visait tout d'abord à répondre au pilier environnemental en produisant l'énergie que consommerait ce quartier. Les efforts ont particulièrement porté sur le chauffage : les appartements sont exposés au soleil avec l'utilisation de panneaux solaires mais aussi une petite centrale électrique dont la chaleur est réutilisée. Cela passe également par des économies d'énergie et d'eau. Par exemple, le quartier a interdit l'utilisation de l'automobile. Enfin, le pilier social n'est pas oublié : 50 % des constructions sont des logements sociaux

Plus récemment, pour les JO de 2012, Londres a commencé la construction d'un éco-quartier à Stratford, dans la ville centre. Tout d'abord, cela correspond à une politique sociale : redynamiser un quartier en crise, favoriser le développement de l'Est de la ville. Cet éco-quartier fait une grande place aux espaces verts avec une circulation des voitures interdite.

B. Les limites de ces constructions

L'éco-quartier de BedZed s'est révélé plus cher que prévu, son fonctionnement est aussi trop complexe pour la population et les bureaux qui y étaient prévus ne se sont pas installés : du coup, la population doit se déplacer pour aller travailler. Au niveau social, les populations plus pauvres ne se mélangent pas vraiment avec les autres habitants. Même le pilier environnemental est parfois remis en cause : la voiture apparaît par exemple nécessaire pour vivre dans un quartier éloigné de la ville centre.

Les mêmes problèmes risquent de se poser à Stratford où la voiture paraît également indispensable. Certains craignent également qu'une nouvelle population riche séduite par le projet vienne chasser les populations plus modestes habitant le quartier.

Ccls :

Londres est exemplaire des défis qui se posent à une ville du Nord.

  1. Le premier de ces défis vient de l'étalement et de la ségrégation que continue de connaître l'aire métropolitaine.

  2. Pour faire face à cette croissance rapide, les pouvoirs public ont porté leurs efforts sur les transports mais en laissant de côtés les problèmes sociaux créés.

  3. Aujourd'hui, l'attention est davantage tournée vers les questions environnementales avec la création d'éco-quartiers qui semblent renforcer la ségrégation sociale.

vendredi, mars 25 2011

Une Eglise qui se réforme : l'exemple de Bernard de Clairvaux

Le parcours de Bernard de Clairvaux révèle l'ampleur des débats à l'intérieur de l'Eglise au XI et XIIe siècles. 

Le travail consistait à faire une synthèse en 3 points sur la réforme qu'il a menée dans les monastères afin de redynamiser le christianisme (voir l'énoncé).

Une vie de réformateur

Bernard de Clairvaux (1090-1153) est considéré comme un réformateur car il propose de nouvelles règles aux moines fondées sur la simplicité et la pauvreté. Il diffuse ensuite ces idées en fondant des abbayes sur le modèle de Cîteaux (abbayes cisterciennes) à travers l'Europe.

Un homme de son temps

C'est un personnage qui prend position sur les grandes questions concernant l'Eglise de son époque. Il encourage l'expansion de la religion menée par les moines soldats et donc les croisades au Proche-Orient. Pour lui, la guerre contre les hérétiques est une manière de lutter contre le mal et les croisés sont comparables à des moines car les croisés luttent avec leur épée et les moines grâce à la force de leur esprit contre ce mal.

Une critiques des abbayes clunisiennes

Bernard de Clairvaux reproche aux Clunisiens de ne pas faire de travaux manuels et de consacrer tout leur temps à la lecture. Ils ont également trop de liberté, en particulier la liberté de discuter, ce qui explique que les disputes sont nombreuses dans ces abbayes clunisiennes. Bernard de Clairvaux reproche également aux abbayes clunisiennes d'avoir une décoration trop riche, faite de monstres, et qui détourne l'attention. Il propose à la place des bâtiments sobres et une règle de vie caractérisée par la pauvreté, l'obéissance et le travail manuel. Ses idées auront un grand succès et seront soutenues par les papes et les rois.


L'exemple de Bernard de Clairvaux nous montre que la religion continue d'évoluer, des siècles après la mort de Jésus-Christ. Ces renouvellements permettent de mieux répondre aux attentes de l'époque.

Source de l'image :
Vitrail représentant Bernard de Clairvaux, vers 1450, conservé au Musée du Moyen-Âge de Cluny à Paris (source Wikimedia)

mardi, février 8 2011

Pénurie et gestion durable de l'eau en Libye

Correction du travail réalisé en groupes avec pour objectif de réaliser un diaporama et un exposé.

Image satellite de champs dans le désert autour d'un réservoir en Libye (source : wikimedia)

Introduction :

La Libye est un pays d'Afrique du Nord, riche de sa ressource pétrolière mais qui se trouve pour l'essentiel dans une zone aride.

À cause de la hausse du niveau de vie et de l'augmentation de la population, la Libye est menacée de pénurie. C'est pourquoi l'État a lancé un grand projet dans les années 1980 pour faire venir l'eau des nappes souterraines du désert vers le littoral.

problématique :

Comment gérer la ressource dans un pays aride comme la Libye pour poursuivre le développement sans menacer les ressources futures ?

I. Le constat : L'eau, une ressource rare et vitale en Libye

Cliquer sur l'image pour voir le diaporama

A. La Libye, un pays qui souffre de pénurie

Pays qui connaît un climat aride (désertique chaud)

  • précipitations inférieures à 200 mm / an sur le littoral et 100 mm à l'intérieur des terres

  • 90 % du territoire = déserts

Des ressources renouvelables surexploitées
  • les populations pompent plus d'eau dans les nappes que la quantité qui peut se recharger chaque année.

  • Conséquence = nappes quasi vides qui se gorgent d'eau salée.

  • Situation de pénurie qui empêche l'agriculture de se développer : 1 % des terres cultivables


B. La présence de grandes ressources souterraines

Des ressources fossiles

  • ressources en profondeur très peu renouvelables

  • présentes au niveau du désert dans la moitié Sud du pays

Des ressources gigantesques

  • surface de plus d'un million de km²

  • Plus 30 000 km3 d'eau.

  • Eau qui couvre déjà 50 % des besoins.

II. Les conséquences : Des aménagements gigantesques et coûteux

Cliquer sur l'image pour voir le diaporama

A. La construction de rivières artificielles

Rivières artificielles qui conduisent l'eau des nappes souterraines du désert vers le littoral

  • système qui a pour origine, forage dans le désert

  • 4000 km de canalisations : eau transférée vers des réservoirs sur le littoral

  • 6 millions de m3/j ainsi délivrés.

=>Amélioration de la livraison en eau des grandes villes.


B. Le développement d'une agriculture irriguée

75 à 80 % de l'eau des Grandes Rivières réservée à l'agriculture

  • développement d'une agriculture irriguée par pivots dans le désert ou près des villes

  • agriculture qui se fait sur des champs ronds pour favoriser ce type d'irrigation.

III. L'avenir : Une solution durable pour la Libye ?

Cliquer sur l'image pour voir le diaporama

A. Un projet dangereux pour l'avenir

Des ressources en eau menacées

  • nappes exploitées ne sont pas renouvelables et ressources peu connues

  • eau souvent gaspillée car système d'irrigation pas adapté (40 à 60 % d'évaporation)

Un projet coûteux

  • Coût qui ne cesse d'augmenter

  • Coût aussi de l'entretien car la sécheresse endommage les canalisations

  • Finalement, dessalement de l'eau de mer serait plus cher.

B. Mais un projet jugé comme nécessaire par le gouvernement

Solution la plus économique et la plus sûre :

  • pas de dépendance vis-à-vis de l'étranger comme pour le dessalement et l'importation d'eau

  • dessalement est aussi une technique très polluante.

Une solution qui devrait être améliorée

  • utilisation de méthodes d'irrigation plus économes (goutte-à-goutte)

  • recyclage des eaux usées pour économiser la ressource

  • solution qui pourra s'appuyer aussi sur des usines de dessalement par rapport à 2010

  • solution qui permet aussi de créer de l'emploi au niveau local.


Conclusion :

Même un pays soumis à un climat très aride comme la Libye peut trouver des solutions aux pénuries d'eau à condition de faire de gros efforts d'aménagement. Ces aménagements ne sont pas pour autant inoffensifs : ils ont un impact environnemental mais représentent peut-être la moins mauvaise solution pour la Libye.


mercredi, février 2 2011

Consulter les cours sur le cahier de texte

Pour cause de verglas, les transports étaient perturbés aujourd'hui. Vous pouvez retrouver les cours sur les cahiers de texte (colonne de droite).

vendredi, décembre 17 2010

Pendant la neige, les cours continuent

Les transports ont été suspendus depuis jeudi, cela n'a pas empêché les cours de se poursuivre (comme la semaine dernière).

Tous les cours de ces jours de neige sont à retrouver sur les cahiers de texte (avec possibilité de télécharger les documents et les diaporamas).


Source de l'image :

Photo de Pierre Kessler sur le centre régional de documentation pédagogique d'Alsace

mercredi, décembre 1 2010

Le théâtre comme lieu de la citoyenneté à Athènes

Je remets ici le travail fait en groupe ainsi qu'une correction.

Voir la fiche de travail.

II. La démocratie mise en scène et en débat : le théâtre grec

A. Le théâtre comme lieu politique et religieux

Objectif : Réaliser une synthèse de documents en deux paragraphes.

Correction :

Chez les Grecs, aller au théâtre est un acte religieux. En effet, un prêtre y fait un sacrifice dans l'orchestre, à l'endroit où va s'installer le chœur. Le spectacle en lui-même est une cérémonie en l'honneur de Dionysos : son origine est un poème chanté et dansé dédié au dieu de la fête et de l'ivresse. Les dieux sont également des personnages de théâtre : on les voit jouer avec le destin des personnages. Enfin, les plus grandes fêtes théâtrales ont lieu au moment des fêtes en l'honneur de Dionysos : les Grandes Dionysies.

Mais le théâtre est également cet édifice qui peut rassembler la moitié de la population citoyenne d'Athènes : dans le théâtre, il n'y a pas de place privilégiée, les spectateurs sont placés à égalité face au spectacle. Une partie des citoyens sont actifs pendant la pièce : ils font partie du chœur et commentent ce qui se passe sur la scène. Le spectacle est une leçon de citoyenneté : le chœur indique ce qui est sage tandis que les acteurs montrent ce qu'il n'est pas sage de faire.

B. Le théâtre comme lieu de débat


Objectif : expliquer des extraits de textes littéraire

Correction :

Question 1

Les deux textes sont des extraits de pièces de théâtre écrites par Aristophane au IVe s. av. J.-C. Le texte 1 met en scène des femmes qui jouent le rôle de citoyens. Le texte 2 montre quelles sont les qualités nécessaires pour faire de la politique.

Question 2

Dans le texte 1, les femmes prennent la place des hommes, cela revient à les ridiculiser car les femmes étaient considérées comme des mineurs.

D'autre part, une des femmes compare les citoyens à des ivrognes (l. 12-20). Aristophane se moque ainsi des débats qui se déroulent à l'Ecclesia.

Le texte 2, quant à lui, met en scène des stratégies pour prendre le pouvoir. Un serviteur du peuple veut remettre le pouvoir à un charcutier car il compare la politique à de la charcuterie (l. 19-23).

Question 3

Dans les deux extraits, le peuple apparaît comme un ensemble de personnes stupides (texte 1, l. 13-15) qui élit des personnes encore plus ignorantes (texte 2, l. 12-13). Surtout, beaucoup de gens malhonnêtes se feraient ainsi élire (texte 1, l. 26-30 et texte 2, l. 12-13 )en parlant comme le peuple veut l'entendre (texte 2, l. 24-27). Ce régime favoriserait ainsi les démagogues.

Aristophane considère donc qu'il est stupide de laisser le peuple décidé car il est ignorant. Dans ce régime, les qualités ne seraient pas reconnues.


Cela montre que certains citoyens, en particulier ceux qui sont issus des riches familles, sont hostiles à la démocratie et le théâtre est alors un lieu pour faire passer ce type d'idées grâce à la comédie.

Source de l'image :

Photographie libre de droit de Gautier Poupeau.
Elle montre un masque de théâtre utilisé par les comédiens sur la scène. L'aspect grotesque créait une plus grande distance avec le citoyen-spectateur qui ne pouvait pas se reconnaître dans ce qui était montré sur scène. Il s'agit d'un masque de comédie, c'est pourquoi il ressemble à une caricature (gros nez, grands yeux, bouche grande ouverte).
Les masques avaient également un avantage pratique : c'étaient des porte-voix qui amplifiaient la voix des acteurs.


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