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mercredi, novembre 10 2010

Les coulées de boue dans le Soissonnais

De la boue, ils en ont ras la casquette à Crouy. Plein les bottes ! Plus que marre. C'est ainsi que le journal L'Union évoque la nouvelle coulée de boue qui a touché la commune de Crouy en juillet dernier, après un orage. Ce serait la troisième coulée de boue en quelques semaines.

Déjà, en mai dernier, le journal évoquait cette question à propos d'un quartier pavillonnaire de Crouy victime de ces coulées :

Pourquoi alors une telle succession de catastrophes à Crouy ?

Le journaliste constate que ce sont les quartiers en bordure de coteaux qui ont été les plus touchés. Et il donne une explication : les eaux de ruissellement de la RD1 partent dans les champs, en pente, puis les boues des champs dans les habitations.

Un petit regard sur une image satellite des environs du quartier le confirme : on voit au nord la route, puis les champs et enfin les habitations.





Agrandir le plan

Un petit coup d'oeil sur une carte du relief nous révèle que le champ compris entre la route et les habitations est en pente.


En cas de fortes pluies, l'eau ruisselle sur la route et n'est pas arrêtée par le maigre rideau d'arbres en bordure du coteau. L'eau descend alors la pente et se mêle à la terre à nu du champ. Cette boue se déverse ensuite sur le quartier pavillonnaire et sur la route (voir la coupe opérée selon la ligne tracée en rouge).

Quelles solutions ?

Le problème est donc posé par ces terres agricoles qui se retrouvent à nu pendant une partie de l'année. La mairie envisage alors d'acheter ces terres, en particulier pour les mettre en herbage : en effet la présence d'herbe empêche l'eau de se mêler à la terre et empêche donc la formation de coulées de boue.
En attendant, nous indique le journal, un fossé a été creusé en amont des habitations pour recueillir les boues mais cela n'empêche pas les coulées en cas de grosses pluies comme le prouve la coulée du mois de juillet.

samedi, octobre 9 2010

Le développement durable en Suède : correction du devoir

Comme promis, voilà la correction du devoir sur le développement durable en Suède (voir l'énoncé).

Cliquer sur l'image pour voir défiler la correction (le texte dans les cadres noirs sont des extraits de copie)

vendredi, septembre 24 2010

Un exempe de pratique durable : AlterEco, entreprise du commerce équitable

Un commerce équitable

Le commerce équitable consiste à travailler en priorité avec des groupes de petits producteurs défavorisés dans les pays du Sud, de construire avec eux des relations commerciales justes et solidaires :
  • cela veut dire que les producteurs ont des conditions de travail et des rémunérations décentes. Les revenus correspondent aux besoins de la famille.
  • cela veut également dire que l'on construit une relation directe avec les producteurs et que l'on choisit de travailler avec des producteurs défavorisés.

Les garanties qu'a le consommateur

Le consommateur peut s'assurer que ces principes du commerce équitable sont bien respectés par AlterEco.
L'entreprise s'engage tout d'abord à délivrer une information transparente (par le biais des Alterecomètres que l'on retrouve sur tous leurs produits).
D'autre part, le respect des principes est garanti par des labels :

le label Max Havelaar qui assure qu'il s'agit d'un produit du commerce équitable

le label AB qui garantit qu'il s'agit d'un produit issu de l'agriculture biologique

le label Objectif Zéro Carbone qui assure que les émissions de CO2 sont compensées par des projets de reforestation.

Une démarche qui s'inscrit dans le développement durable

Les objectifs d'AlterEco correspondent en effet aux 3 piliers du développement durable :

Le pilier économique

AlterEco est une entreprise privée spécialisée dans le commerce de produits agro-alimentaires exotiques. Elle s'inscrit dans un système économique fondé sur l'offre et la demande.
On retrouve l'importance de l'objectif économique quand on s'intéresse aux producteurs. Par exemple, au Maroc, une coopérative de femmes dans la région du Rif produit de l'huile de l'olive. Les bénéfices qu'elles retirent de cette activité sont réinvestis dans la construction d'un centre de transformation qui leur permettra de vendre directement l'huile d'olive, donc un produit à plus grande valeur ajoutée. Ces femmes du Rif ont bien un raisonnement de chef d'entreprise.

Le pilier social

AlterEco s'engage à mieux rémunérer les producteurs que les autres entreprises et finance les projets de développement local.
Par exemple, l'entreprise finance des cours d'alphabétisation pour les femmes travaillant dans la coopérative du Rif. Cela favorise donc l'émancipation des femmes. D'autre part, le développement de l'olivier dans une région de culture du cannabis permet également de lutter contre la production de drogue.

Le pilier environnemental

De nombreux produits AlterEco sont issus de l'agriculture biologique. D'autre part, l'entreprise participe à des projets de reforestation par le biais de la compensation de ses émissions de CO2.
Par exemple, au Pérou, 1400 petits producteurs de cacao et de canne à sucre se sont regroupés dans une coopérative. Ils ont entrepris de cultiver leurs produits de manière biologique et bénéfice du label AB. Les producteurs participent également à la reforestation par une culture mixte d'acajou au milieu des cacaoyers. Un paysan explique ainsi : Je vais planter des acajous dans mon champs de cacaoyer, c’est très complémentaire avec la culture du cacao car l’acajou apporte l’ombre dont le cacao a besoin."

En savoir plus :

le site AlterEco