L'Histoire Géo au lycée Vinci

vendredi, mai 18 2012

La Chine

Pour ceux qui n'étaient pas là, vendredi 18 mai, voilà la suite du chapitre sur la Chine (voir également sur Pronotes les documents)

La présence de puissances étrangères

doc. 1 p. 159 :

  • grandes puissances en train de se partager le territoire et la richesse de la Chine : Angleterre, Allemagne, Russie, France, Japon

  • carte interactive : en effet grandes puissances ont imposé fin XIXe à Chine de lui donner des territoires (concessions) : russes au nord, français au sud, les britanniques au Tibet et le long du Yangzi...

  • politique de domination européenne = impérialisme (p. 158)

 

II. Les réactions à cet affaiblissement chinois (1911-1927)croquis_chine_histoire.jpg

Construction d’une carte

Une République en conflit avec les seigneurs de la guerre

empire renversé par le nationaliste Sun Yat-Sen qui veut retrouver la puissance de la Chine.

  • Pour cela, il s’appuie un part le Guomindang (parti national du peuple) avec pour objectifs : le nationalisme, la démocratie libérale, la justice sociale

  • Gouvernement qui appuie l’industrialisation du nord-est.

  • Mais cette République ne parvient pas à s’imposer dans tout le territoire chinois et doit lutter contre des « seigneurs de la guerre » qui contrôlent de grandes régions

 

L’union des nationalistes et des communistes

  • Sun Yat-Sen pour lutter contre les « seigneurs de guerre » et la présence étrangère s’allie avec la Russie communiste.

  • Les communistes chinois entrent alors au Guomindang.

III. Une guerre civile entre nationalistes et communistes (1927-1949)

La guerre entre nationalistes et communistes

  • Après la mort de Sun Yat-sen, Tchang-Kaï-chek le remplace mais décide de rompre avec les communistes et de les écraser en 1927

  • Communistes se réfugient dans les campagnes puis, leur chef, mène une Longue Marche de 12 000 km jusque le Nord-Ouest

  • Guerre qui s’arrête avec l’invasion japonaise à partir de 1931 : union contre l’ennemi étranger à partir de 1936.

 

Le triomphe des communistes en 1949

  • Tchang Kaï-check a mené un gouvernement autoritaire et corrompu tandis que le parti communiste apparaît comme vainqueur des Japonais.

  • Parti communiste très implanté dans les campagnes où Mao Zedong impose une réforme agraire

  • Victoire des communistes en 1949

 

Victoire qui met fin à un siècle de domination étrangère sur la Chine : le territoire chinois retrouve son unité avec pour capitale Pékin. Seule, Taîwan lui échappe.

 

jeudi, octobre 20 2011

36 700 communes : un attachement français

Corrigé du travail fait en groupe en vue d'un exposé oral. Ce corrigé fait pleinement partie du cours.

I. 36 700 communes : une spécificité française

1. Des communes anciennes et nombreuses

Communes créées au moment de la Révolution française.

  • Après débat, choix fait de garder des communes de petite taille et donc nombreuses.

  • Communes qui reprennent découpage en paroisses qui date du Moyen-Âge

France est le pays européen ayant le plus grand nombre de communes

  • près de 36 700 communes alors que les autres grands pays européens sont autour de 10 000 communes

  • 40 % des communes européennes sont françaises

  • Communes plus nombreuses au nord et à l'est de la France

2. Des communes majoritairement rurales

Si les communes sont si nombreuses, c'est qu'elle sont souvent petites et rurales

  • 13,5 % des communes seulement ont plus de 2 000 habitants (statut de villes)

  • et près de ¾ des communes ont moins de 1000 hts

  • aspect traditionnel de la commune est le village (doc. 7) qui fait partie de l'image touristique de la France

3. L'échec du projet de fusion des communes

Loi de 1971 pour combattre émiettement communal

  • mais échec car attachement de la population à leur commune

  • 1281 fusions seulement et nombreuses « défusions »

Le grand nombre de communes en France est un héritage de l'histoire et du caractère rural de cette France du passé. Comme les Français sont attachés à leur commune, il n'est pas envisageable de diminuer le nombre de communes, la seule solution est alors l'intercommunalité.

II. Un échelon territorial et politique proche des citoyens

Les communes sont le premier territoire sur lequel les citoyens peuvent agir, défendre leurs idées et participer. C'est un niveau-clé de l'exercice de la citoyenneté

1. Participer à la vie de la commune

Par le vote = élections municipales

  • scrutins différents en fonction de la taille de la ville

  • règles pour favoriser diversité :

  • parité des listes pour les communes de plus de 3500 habitants

  • représentation à la proportionnelle qui permet la présence d'une opposition

Par la participation à des conseils de quartiers dans les grandes villes :

  • regroupe des habitants volontaires ou tirés au sort

  • font des propositions en ce qui concerne le cadre de vie et gestion de l'espace public

  • peuvent travailler sur des thèmes spécifiques

2. Le rôle du maire

Rôle « moteur » dans la gestion de la commune

  • a un rôle d'initiative, de proposition

  • ex. propose le budget de la commune

  • représente la commune, image de celle-ci

Un représentant de l'État :

  • premier échelon du pouvoir étatique

  • assure maintien de l'ordre public

Un pouvoir exécutif

  • exécuté les décisions votées en Conseil municipal

  • nomme et affecte fonctionnaires de la commune

3. Des actions concernant le quotidien des citoyens

Compétences des communes plus larges que celles des départements et régions. Tous les pans de la vie des citoyens sont concernés :

  • cadre de vie par aménagement urbain

  • culture, animation de la ville, festivités

  • écoles et actions pour la jeunesse

  • sport

  • social et santé...


La commune est le niveau auquel il est le plus facile pour les citoyens de faire des propositions voire de s'engager pour avoir des responsabilités politiques.

III. Le morcellement géographique, un frein à l'action des communes

On a vu que la majorité des communes sont de très petites tailles et pourtant les compétences des communes sont très larges, d'où la difficulté parfois de mener à bien des politique cohérentes

1. Les difficultés des petites communes

Une tâche exigeante

  • temps hebdomadaire moyen de 25 heures

  • tâche parfois pénible : ex. se trouver au milieu d'une dispute

  • tâche mal rémunérée (600 euros), d'où la nécessité de garder son emploi

  • difficultés pour trouver des candidats pour les petites communes. Beaucoup de retraités élus maires.

Le manque de moyens

  • tâche exigeante car absence de fonctionnaires dans les petites communes : c'est le maire qui doit tout faire

  • communes doivent faire face à des obligations très coûteuses alors qu'elles ont peu de moyens : ex. entretenir une route, une église ou le ramassage des ordures.

2. L'intérêt de l'intercommunalité

Actions des intercommunalités

  • compétences obligatoires : aménagement de l'espace et développement économique

  • beaucoup d'intercommunalités ont également choisi logement-habitat et ordures ménagères

  • en effet compétences qui demandent des moyens, d'où la nécessité de se rassembler pour pour pouvoir payer ces investissements

Ex. de communauté de communes de Pays de Lunel en Camargue

  • construction d'une médiathèque commune

  • Mise en place d'un centre intercommunal d'action sociale

Les petites communes souffrent du manque de moyens et peuvent difficilement faire face à leurs obligations. C'est en se regroupant, dans le cadre d'intercommunalité, qu'elles peuvent espérer participer à l'aménagement du territoire

Source des images

  • carte du nombre de communes par département extraite du site wikipedia
  • photo d'une des plus petites mairies de France, près de Cucugnan, prise par Fred de Mai