Le 5 juin 1947, lors d'un discours à l'université d'Harvard, le sécrétaire d'Etat américain George Marshall évoque la volonté des américains d'aider l'Europe dans sa reconstruction.

Seize pays vont accepter l'aide américaine et se répartir les 13,5 milliards de dollars en dons et en prêts : Autriche, Belgique, Danemark, Irlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse et Turquie (en fait, tous les pays qui ont échappé en 1945 à l'occupation soviétique). En 1949, ils sont rejoints par la République fédérale allemande (RFA). Il s'agit donc des pays d'Europe de l'ouest.

En revanche, l'aide est refusée par Molotov, commissaire du peuple aux Affaires étrangères de l'Union soviétique. C'est une réponse logique de la part de l'Urss, puisque le plan Marshall souhaite faire reculer la misère qui serait un "terreau" favorable au communisme... Les soviétiques accusent les américains d'une politique d'ingérence (intervenir dans les affaires intérieures des autres états). Les démocraties populaires (pays d'europe centrale et de l'est) sont contraintes par Staline d'adopter la même décision que l'Urss.

Le plan Marshall va donc accélérer la séparation du monde et de l'Europe en deux. L'entrée dans la guerre froide apparaît alors inévitable...