L'Histoire Géo au lycée Vinci

mercredi, septembre 8 2010

Clovis disparaît des écoles

Le journal L'Union fait ce constat : "Clovis n'est plus dans les programmes de cinquième".

En effet, il n'y a pas qu'en Seconde que les programmes changent et désormais, on ne parle plus de Clovis ni au lycée ni au collège. Le journal s'inquiète alors des retombées sur le tourisme à Soissons si les Français ne connaissent plus Clovis ni la fameuse histoire du vase.

D'ailleurs, savez-vous que ce vase n'a jamais été cassé ? Pour savoir pourquoi, allez faire un petit tour du côté d'un ancien article.

dimanche, mai 2 2010

La Liberté éclairant le monde

statue de la Liberté

Photo de Jean-Marc Kiener issue du site Cliophoto

La Liberté éclairant le monde est le véritable nom de cette sculpture de 33 mètres qui a été posée sur un socle en forme d'étoile à Liberty Island au large de New York.

Un hommage aux Etats-Unis

Cette "Statue de la Liberté" est l'œuvre d'un Français, Frédéric Bartholdi, né en 1834 et mort en 1904. Bartholdi est déjà un sculpteur réputé quand il a l'idée de cette imposante statue. On est juste après la guerre de 1870-1871 durant laquelle les Français ont affronté les armées allemandes et ont dû s'avouer vaincus. C'est cette guerre qui a vu la fin du Second Empire et la naissance de la Troisième République.
Bartholdi est lui-même très influencé par les idées républicaines et imagine une œuvre qui rende hommage à cette idée de la République : ce sera une statue qui évoque la guerre d'Indépendance des Etats-Unis. En effet, les insurgés reprennent les idées des Lumières pour rédiger une Déclaration d'Indépendance qui influencera la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Ces insurgés américains, après avoir vaincu l'Angleterre, établiront une République.

Bartholdi se rend à New-York en juin 1871 : il aurait imaginé cette monumentale statue de la Liberté en arrivant dans le port de New-York. Mais il lui faudra trouver de l'argent aux Etats-Unis et en France pour parvenir au bout de son projet. Un comité de l'union franco-américaine est alors créé pour récolter les sommes nécessaires.

La réalisation

Bartholdi réalise la statue avec l'aide de Gustave Eiffel pour élaborer une armature métallique qui résiste aux vents. Quant à ses sources d'inspiration, son modèle est celui de sa femme, sauf le visage qui est emprunté à sa mère.
Cette allégorie de la Liberté tient dans sa main gauche, une tablette sur laquelle est gravée la date de la Déclaration d'Indépendance (4 juillet 1976) tandis que sa main droite porte bien haut le flambeau de la Liberté : cette idée de Liberté doit être ainsi le nouveau phare vers lequel tous les peuples du monde doivent se diriger.statue de la Liberté La statue sera officiellement offerte par la France le jour de la Fête de l'Indépendance américaine le 4 juillet 1884.

Le saviez-vous ?

Bartholdi avait réalisé une "petite" Statue de la Liberté avant de s'attaquer à celle de New-York : elle ne mesure "que" 11,5 mètres et se trouve à Paris sur l'île des Cygnes :

jeudi, septembre 25 2008

Les légendes incroyables du Haricot de Soissons

La célèbre fête soissonnaise approche, c'est le moment de revenir sur les légendes qui entourent le gros haricot blanc de Soissons.haricots de soissons

Une origine espagnole

Je remets ici une légende que j'avais déjà raconté sur ce blog l'an dernier

D'après la légende, l'origine de ce haricot remonterait au XVIIIème s. En 1728, exactement. Cette année-là, se tenait une conférence sur l'avenir de Gibraltar (après que les Espagnols eurent assiégés le rocher de Gibraltar). Un diplomate espagnol, venu pour la conférence, aurait donné un gros haricot blanc au jardinier de l'abbaye Saint-Léger avec qui il s'était lié d'amitié. Ce jardinier se serait prénommé Jacquot et, ça y est la légende du Haricot de Soissons "Jacquot" est née.

Le haricot qui sauve de la famine

Mais j'ai lu aussi dans un livre sur l'Histoire de Soissons une autre légende...
Celle-là remonte au XVIème s. et elle est racontée par deux chroniqueurs de cette époque Berlette et Bertin. Des habitants de la ville (des rues Buerie et Cordeliers) était partie de chez eux de manière précipitée, suite à une épidémie. Ils n'ont pas eu le temps de semer et dans leur fuite, ils perdent leurs pois, leurs grains et leurs fèves. Revenus chez eux quelques mois plus tard, les gains qui avaient été perdus, ont donné naissance, miraculeusement, à de gros haricots. Ces haricots les sauvèrent alors de la faim, n'ayant plus de quoi manger et n'ayant pas pu semer.

Des haricots en haut de la cathédrale !

Autre légende plus récente sur le haricot, celle-ci date de la fin du XIXème s. Un certain Paon était alors guetteur du haut de la tour de la cathédrale : il surveillait la ville et alertait la population en cas d'incendie. Seulement il s'ennuyait, seul, en haut de sa tour. Il fit un peu de jardinage en plantant des haricots dans des caisses. Il soignait tellement ses haricots que les tiges et les feuilles se développèrent et firent comme une couronne verte sur le sommet de la tour. Paon, fier de ses plantations, disait aux visiteurs intrigués " Dieu créa la fleur et lui dit Sois Rose ! Il créa le haricot et lui dit Sois Son (le son est produit par la mouture des grains, or le haricot est un grain...)"

En tout cas, si vous ne connaissez par le haricot, vous pourrez le déguster ce weekend, froid en tapas, chaud dans le soissoulet ou bien encore en farine, transformé en pain, pâtisserie...

Bon appétit !

lundi, novembre 19 2007

Le bon Roi Dagobert



"Le bon roi Dagobert a mis sa culotte à l’envers
Le grand Saint Eloi lui dit : O mon roi
Votre Majesté est mal culottée
C’est vrai, lui dit le roi
Je vais la remettre à l’endroit "


Vous connaissez tous cette comptine chantée maintes fois par les enfants. Vous pensez tous et c’est logique, que cette chanson fait allusion à Dagobert 1er (600-638). En fait il n’en est rien! Elle a été écrite vers 1787 pour se moquer de Louis XVI. Mais à cette époque il est impossible de faire rire du roi sans risquer de se trouver arrêté. Donc, les auteurs ont imaginé d’utiliser le nom d’un roi très ancien.






mardi, octobre 2 2007

Amour ou dragon noir...

Certains m'ont demandé pourquoi le fleuve Amour séparant la Russie de la Chine, s'appelait ainsi... Et bien après une petite recherche (il n'y a pas de sicence infuse), voici la réponse : Le fleuve Amour en français, se prononce d'une façon proche en russe (Амур). En Chinois, le fleuve Amour devient le fleuve du Dragon noir (Hellong Jiang), peut-être pour caractériser son cours impétueux tandis qu'en dialecte local (le bouriate), il signifie boueux : ça fait moins rêver qu'Amour...

jeudi, septembre 13 2007

D'où vient le haricot de Soissons ?

A la veille de la fête du Haricot, une anecdote surement légendaire...

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vendredi, septembre 7 2007

Personne n'a cassé le vase de Soissons

En 486 Clovis pille Soissons et les trésors sont rassemblés pour le grand partage du butin. L'évêque de Reims, Saint Remi envoie un messager auprès du roi des Francs : il y a parmi le butin un vase sacré qui lui est très précieux et qu'il aimerait récupérer.

La règle des Francs est de tirer au sort la part de chacun parmi le butin. Avant que le tirage ne commence, Clovis demande a ses hommes que le fameux vase lui soit donné en plus de la part que le sort lui réservera. La plupart des guerriers sont d'accord, mais un franc s'avance, lance au visage du roi « Tu n'auras que ta part » et frappe le vase de sa francisque (sa hache).
La tradition veut que le vase fut brisé, alors qu'en réalité il ne fut que cabossé (c'était un vase de metal, pas de porcelaine!). Clovis ravale sa colère et fait donner à l'envoyé de Saint Remi ce qui reste du vase. Au début de l'année suivante, Clovis passe en revue ses troupes avant de partir à la guerre. Il s'arrête devant l'homme qui a abîmé le vase. Il s'empare de ses armes, les examine et les jette à terre en lui reprochant leur mauvais entretien. Alors que le guerrier se baisse pour les ramasser, Clovis lève sa hache et lui fracasse la tête en disant « Souviens-toi du vase de Soissons! ».