L'Histoire Géo au lycée Vinci

vendredi, mars 25 2011

Une Eglise qui se réforme : l'exemple de Bernard de Clairvaux

Le parcours de Bernard de Clairvaux révèle l'ampleur des débats à l'intérieur de l'Eglise au XI et XIIe siècles. 

Le travail consistait à faire une synthèse en 3 points sur la réforme qu'il a menée dans les monastères afin de redynamiser le christianisme (voir l'énoncé).

Une vie de réformateur

Bernard de Clairvaux (1090-1153) est considéré comme un réformateur car il propose de nouvelles règles aux moines fondées sur la simplicité et la pauvreté. Il diffuse ensuite ces idées en fondant des abbayes sur le modèle de Cîteaux (abbayes cisterciennes) à travers l'Europe.

Un homme de son temps

C'est un personnage qui prend position sur les grandes questions concernant l'Eglise de son époque. Il encourage l'expansion de la religion menée par les moines soldats et donc les croisades au Proche-Orient. Pour lui, la guerre contre les hérétiques est une manière de lutter contre le mal et les croisés sont comparables à des moines car les croisés luttent avec leur épée et les moines grâce à la force de leur esprit contre ce mal.

Une critiques des abbayes clunisiennes

Bernard de Clairvaux reproche aux Clunisiens de ne pas faire de travaux manuels et de consacrer tout leur temps à la lecture. Ils ont également trop de liberté, en particulier la liberté de discuter, ce qui explique que les disputes sont nombreuses dans ces abbayes clunisiennes. Bernard de Clairvaux reproche également aux abbayes clunisiennes d'avoir une décoration trop riche, faite de monstres, et qui détourne l'attention. Il propose à la place des bâtiments sobres et une règle de vie caractérisée par la pauvreté, l'obéissance et le travail manuel. Ses idées auront un grand succès et seront soutenues par les papes et les rois.


L'exemple de Bernard de Clairvaux nous montre que la religion continue d'évoluer, des siècles après la mort de Jésus-Christ. Ces renouvellements permettent de mieux répondre aux attentes de l'époque.

Source de l'image :
Vitrail représentant Bernard de Clairvaux, vers 1450, conservé au Musée du Moyen-Âge de Cluny à Paris (source Wikimedia)

mercredi, décembre 1 2010

Le théâtre comme lieu de la citoyenneté à Athènes

Je remets ici le travail fait en groupe ainsi qu'une correction.

Voir la fiche de travail.

II. La démocratie mise en scène et en débat : le théâtre grec

A. Le théâtre comme lieu politique et religieux

Objectif : Réaliser une synthèse de documents en deux paragraphes.

Correction :

Chez les Grecs, aller au théâtre est un acte religieux. En effet, un prêtre y fait un sacrifice dans l'orchestre, à l'endroit où va s'installer le chœur. Le spectacle en lui-même est une cérémonie en l'honneur de Dionysos : son origine est un poème chanté et dansé dédié au dieu de la fête et de l'ivresse. Les dieux sont également des personnages de théâtre : on les voit jouer avec le destin des personnages. Enfin, les plus grandes fêtes théâtrales ont lieu au moment des fêtes en l'honneur de Dionysos : les Grandes Dionysies.

Mais le théâtre est également cet édifice qui peut rassembler la moitié de la population citoyenne d'Athènes : dans le théâtre, il n'y a pas de place privilégiée, les spectateurs sont placés à égalité face au spectacle. Une partie des citoyens sont actifs pendant la pièce : ils font partie du chœur et commentent ce qui se passe sur la scène. Le spectacle est une leçon de citoyenneté : le chœur indique ce qui est sage tandis que les acteurs montrent ce qu'il n'est pas sage de faire.

B. Le théâtre comme lieu de débat


Objectif : expliquer des extraits de textes littéraire

Correction :

Question 1

Les deux textes sont des extraits de pièces de théâtre écrites par Aristophane au IVe s. av. J.-C. Le texte 1 met en scène des femmes qui jouent le rôle de citoyens. Le texte 2 montre quelles sont les qualités nécessaires pour faire de la politique.

Question 2

Dans le texte 1, les femmes prennent la place des hommes, cela revient à les ridiculiser car les femmes étaient considérées comme des mineurs.

D'autre part, une des femmes compare les citoyens à des ivrognes (l. 12-20). Aristophane se moque ainsi des débats qui se déroulent à l'Ecclesia.

Le texte 2, quant à lui, met en scène des stratégies pour prendre le pouvoir. Un serviteur du peuple veut remettre le pouvoir à un charcutier car il compare la politique à de la charcuterie (l. 19-23).

Question 3

Dans les deux extraits, le peuple apparaît comme un ensemble de personnes stupides (texte 1, l. 13-15) qui élit des personnes encore plus ignorantes (texte 2, l. 12-13). Surtout, beaucoup de gens malhonnêtes se feraient ainsi élire (texte 1, l. 26-30 et texte 2, l. 12-13 )en parlant comme le peuple veut l'entendre (texte 2, l. 24-27). Ce régime favoriserait ainsi les démagogues.

Aristophane considère donc qu'il est stupide de laisser le peuple décidé car il est ignorant. Dans ce régime, les qualités ne seraient pas reconnues.


Cela montre que certains citoyens, en particulier ceux qui sont issus des riches familles, sont hostiles à la démocratie et le théâtre est alors un lieu pour faire passer ce type d'idées grâce à la comédie.

Source de l'image :

Photographie libre de droit de Gautier Poupeau.
Elle montre un masque de théâtre utilisé par les comédiens sur la scène. L'aspect grotesque créait une plus grande distance avec le citoyen-spectateur qui ne pouvait pas se reconnaître dans ce qui était montré sur scène. Il s'agit d'un masque de comédie, c'est pourquoi il ressemble à une caricature (gros nez, grands yeux, bouche grande ouverte).
Les masques avaient également un avantage pratique : c'étaient des porte-voix qui amplifiaient la voix des acteurs.


mercredi, octobre 13 2010

L'émigration italienne au XIXème siècle

En correction au travail sur l'émigration italienne (voir l'énoncé), voici les trois paragraphes qui constituent le II/A du cours :

II. Des Européens vers d'autres continents au XIXe s.

A. L'exemple de l'émigration italienne

Émigration désigne le fait de quitter son pays pour résider dans un autre pays. Ici nous traiterons de l'émigration italienne

Le constat

Les Italiens sont nombreux à quitter leur pays dans la deuxième moitié du XXe siècle : 10 millions d'entre eux partent pour d'autres pays européens, l'Afrique ou l'Amérique du Nord. On compte parmi eux des migrant temporaires qui comptent revenir au pays : ce sont généralement des hommes seuls, allant dans des pays proches comme la France. Une autre partie des émigrés part de manière définitive, en général en famille, vers l'Amérique : l'Amérique est ainsi la première destination au début du XXe siècle. Entre 1876 et 1880, 70 % des émigrés italiens allaient en Europe. Entre 1901 et 1910, 58 % des émigrés partent pour les États-Unis.

Les raisons

La plupart des émigrés viennent des régions pauvres du Sud. La misère touche particulièrement les familles de paysans : leurs conditions de vie très précaires sont responsables des nombreuses épidémies qui touchent la région. L'émigration est alors perçue comme une libération, un moyen de sortir de la pauvreté. Les émigrés partent donc à la recherche d'un travail or, la demande de travail est importante en Amérique après l'abolition de l'esclavage.

Les impacts

Pourtant les Italiens ne sont pas toujours bien accueillis : ils sont vus comme sales, bagarreurs, fainéants. En fait, leur condition dans les pays d'accueil est souvent difficile. Ils vivent à plusieurs dans des chambres étroites, à l'intérieur de quartiers qui fonctionnent comme des ghettos. Les Italiens vivent en communautés relativement fermées, comme à Little Italy à New-York, peut-être pour se protéger de la xénophobie ambiante. Par exemple, les filles doivent se marier avec un Italien.

On voit par là que l'émigration italienne est essentiellement une migration de la misère. Les Italiens espèrent trouver une vie meilleure dans leur nouveau pays or l'accueil et l'intégration apparaît comme bien difficile.

L'illustration :

Il s'agit d'un monument se trouvant dans le Vermont, aux États-Unis, et dédié à un immigrant italien Carlo Abate qui devint un sculpteur réputé localement. (photographie d'origamidon)

jeudi, janvier 14 2010

Module : Analyser une gravure

Je remets ici le module sur la gravure hollandaise (à ouvrir avec OpenOffice).

Voici une correction concernant l'interprétation de la gravure (cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama) :

dimanche, novembre 15 2009

Islam et christianisme

Les principaux éléments de l'islam et du christianisme sous forme de diaporama :

vendredi, janvier 30 2009

Humanisme et Renaissance : une nouvelle perception de l'humanité

Je mets en ligne le diaporama qui nous a permis de construire le cours sur l'Humanisme et la Renaissance :

Et enfin la conclusion du cours :

jeudi, janvier 8 2009

Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de venir en histoire-géographie cette semaine (suite)

Comme d'habitude, vous retrouverez le cahier de texte sur internet.

Nous avons commencé une nouvelle partie d'Histoire consacrée à l'Humanisme et à la Renaissance. Nous avons construit l'introduction grâce à une fiche comprenant deux documents. Nous avons ensuite évoqué la figure de Léonard de Vinci grâce à une vidéo.

Document utilisé :

Le cours en prise de notes :

Correction des questions :


Question 1 :

Léonard de Vinci s'intéresse au corps humain. En fait tout, pour lui, est sujet d'étude : là il part du corps de l'homme par aboutir au carré et au cercle.


Question 2

Léonard de Vinci est motivé par 3 éléments différents dans sa recherche :

  • volonté de puissance : être le créateur

  • comprendre l'Homme et comment il fonctionne : le mystère de la nature humaine

En voulant créer lui-même et comprendre la création, cela peut-être perçu comme une manière de remettre en cause la création divine. Pour l'Eglise, on ne peut expliquer la création, c'est pourquoi elle s'oppose aux dissections.


caractéristique de la période :

  • soif de création et de connaissance

  • Homme au centre

  • remise en cause de l'Eglise


    Introduction :


    Une période de création et de connaissance

  • Humanisme rassemble les grands penseurs et la Renaissance rassemble les grands artistes

  • Cette création prend pour modèle l'Antiquité (Rome et Athènes) = Re-naissance


    Une période où l'homme est au centre du monde

  • Humanistes : s'intéressent à ce que l'Homme

  • Artistes représentent aussi cet homme de la manière la plus réaliste possible


    Remise en cause de l'Eglise

  • Homme au centre du monde et non plus Dieu

  • Liberté de l'artiste et du penseur contre l'Eglise affirmée

  • Nouvelle manière de penser la religion


    Comment s'est diffusée en Europe une manière moderne de représenter et de penser l'Homme ?


    p. 86-125


    Etude de cas : Léonard de Vinci, l'homme de la Renaissance

    Intro : qui est Vinci ?

    • né en 1452 et mort en 1519

    • homme complet : peintre, sculpteur, ingénieur, architecte, écrivain, poète...

    Quelles sont les préoccupations et les œuvres d'un homme de la Renaissance comme Léonard de Vinci ?



  • mercredi, novembre 26 2008

    Croquis la Méditerranée au XIIème s.

    Pour bien réviser le devoir, je mets ici quelques documents vus en classe :

    Légende

    Croquis

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