L'Histoire Géo au lycée Vinci

mardi, mai 31 2011

Les défis d'une ville du Sud : Le Caire

Voici la correction de l'étude de cas sur Le Caire :

Le Caire est une des principales villes d'Afrique. La ville comprend 8,5 millions d'habitants et l'agglomération 16,5 millions d'habitants (taille un peu supérieure à Londres).

Le Caire est située dans un pays en développement d'Afrique du Nord, l'Egypte. Elle connaît donc les problèmes des villes du Sud.

I. Le constat : une croissance incontrôlée de la ville

Noter la forme et l'amplitude de la croissance urbaine à l'aide des documents 1 et 4. Quels en en sont les dangers ?

A. Une explosion urbaine

La population du Caire a fortement augmenté au cours du XXe siècle : elle a été multipliée par 10. cette population en croissance très rapide a dû trouver de nouveaux terrains à occuper pour se loger : la superficie de la ville a donc également augmenté mais plus tardivement que la population. Elle a été multipliée par 6 en 50 ans. Cette croissance très rapide de la population est appelée un explosion urbaine.

B. L'étalement urbain du Caire

On peut distinguer deux types d'étalement urbain au Caire.

  • Tout d'abord une extension incontrôlée sur les pourtours de l'agglomération. Les nouvelles populations viennent occuper les espaces qui ne sont pas encore bâtis et particulièrement les terres cultivées du delta du Nil. Cela met alors en danger les capacités de l'agglomération de nourrir sa population. L'autosuffisance alimentaire n'est pas possible.

  • Une autre extension est au contraire dirigée par l'Etat. Elle passe par la construction de villes nouvelles à quelques kilomètres de l'agglomération dans le désert afin d'éviter cette destruction des terres cultivables.

  • La croissance de la ville du Caire a été beaucoup plus rapide et moins contrôlée que dans une ville du Nord comme Londres. Cette croissance peut d'ailleurs compromettre l'avenir de l'agriculture locale.

II. Les conséquences : les efforts pour encadrer cette croissance

Comment les pouvoirs publics ont-ils tenté d'encadrer l'étalement urbain du Caire ? Avec quels résultats ? (doc. 2 et 16 + texte)

A. Créer des villes-nouvelles

Les villes nouvelles créées dans le désert prennent la forme de villes modernes avec des immeubles et d'axes biens équipés. Mais ces villes sont mal reliées à la ville et sont insuffisantes pour répondre à l'explosion urbaine.

B. Assurer les déplacements à travers l'agglomération

La politique de transport prend vraiment de l'ampleur à partir des années 1980. L'objectif est alors de faciliter les circulation automobile : une grande rocade autoroutière est construite qui a pour but de faire le tour de l'agglomération. C'est aussi à cette époque que sont engagés les travaux pour la réalisation d'un métro. De nouveaux projets sont élaborés pour les années à venir : développement du transport fluvial, création d'un nouveau réseau de tramway.

Mais pour l'instant, ces efforts paraissent insuffisants : l'automobile reste le moyen de locomotion essentiel de la population entraînant de très nombreux embouteillages qui ralentissent les circulations.

  • Les efforts du Caire en matière de transport sont plus tardifs et moins complets qu'à Londres. Les moyens financiers ne sont pas les mêmes alors que l'augmentation de la population y est beaucoup plus rapide.

III. L'avenir : les nombreux défis que doit relever Le Caire

Identifiez les défis que doit relever Le Caire et les premières réponses apportées (doc. 12 à 14 + publicité)

A. Des défis sociaux et environnementaux

Le principal problème de la ville du Caire est lié à la concentration de la pauvreté dans le vieux centre et la multiplication des bidonvilles autour de la ville. Dans ces quartiers pauvres, les services d'assainissement de l'eau et de ramassage des ordures sont rarement présents d'où des graves problèmes de pollution et de maladies. Ces eaux sales viennent même polluer le Nil et les cultures qui bordent le fleuve.

La principale tâche est donc de raccorder tous les nouveaux quartiers au réseau d'assainissement.

B. Des réponses très différentes

Des progrès ont déjà été réalisés avec l'agrandissement de la station d'épuration de Gabal El Asfar qui permet de traiter 50% d'eaux sales en plus. L'État ne peut seul financer ces réseaux : il s'appuie sur une société privée et reçoit pour cela l'aide internationale.

Face aux problèmes de pollution et de saturation, des solutions sont proposées aux plus riches. Des quartiers fermés composés de luxueuses villas et de nombreux espaces verts offrent un cadre de vie agréable à l'écart de la ville. Ce sont en fait des villes privées avec leur propre police et réseau d'assainissement assurés par des entreprises privées.

Ccl : Le Caire est exemplaire des défis qui se posent à une ville du Sud.

  1. Le premier de ces défis vient de l'explosion urbaine difficilement contrôlable mais qui détruit des espaces vitaux pour la ville

  2. Les pouvoirs publics font des efforts d'aménagement mais leur réponse est insuffisante, essentiellement par manque de moyens financiers.

  3. Des progrès peuvent être réalisés avec l'aide internationale. Mais Le Caire court aussi le risque d'une très forte ségrégation sociale avec des bidonvilles qui côtoient des gated-communities.

Et voici le croquis :

Cliquer sur l'image pour voir le schéma en format OpenOffice.

mardi, mai 10 2011

Les défis d'une ville du Nord : Londres

L'étude de cas sur Londres a été l'occasion de travailler sur la méthode d'analyse de documents.

En synthèse, nous avons réalisé un schéma (voir la méthode). 

Voici ci-dessous, une correction des paragraphes qu'il fallait rédiger. Cliquer sur l'image pour voir une correction du schéma (s'ouvre avec OpenOffice)

Londres est une ville du Nord, capitale du Royaume-Uni. Elle réunit une population de 9 millions d'habitants dans son agglomération.

On distingue :

  • la ville de Londres qui est le centre de l'agglomération avec 2,8 millions d'habitants est dirigée par un maire

  • le Grand Londres qui une des 9 régions anglaises qui regroupe les principales villes de l'agglomération de Londres, soit près de 9 millions d'habitants.

  • L'aire métropolitaine dont les limites sont vagues et qui regroupe toutes les villes sous la dépendance de Londres : elle regrouperait 18 millions d'habitants.

I. Le constat : ségrégation et étalement urbain

A. L'étalement urbain de Londres

La ville de Londres s'est constituée sur les bords de la Tamise. La ville s'est étalée progressivement pour atteindre les limites de la ville centre à la fin du XIXe siècle. Mais c'est au XXe siècle que cet étalement fut spectaculaire avec la constitution de banlieues (p. 174) accueillant une population ayant des difficultés pour se loger en ville.

À partir des années 60, la ville et sa banlieues sont moins attractives : elles perdent de la population au profit des espaces plus éloignés de l'aire métropolitaine voire le Grand Sud-Est de l'Angleterre. La population va se loger de plus en plus loin afin de trouver un logement à moindre coût : ce phénomène est qualifié d'étalement urbain. Mais à partir des années 1990, la ville et la banlieue redeviennent attractives et gagnent de nouveaux des habitants.

B. Un espace marqué par les ségrégations

Contrairement à Paris, les populations pauvres sont concentrées dans la ville centre dans des quartiers précis formant la moitié de cette ville centre. Ces quartiers pauvres sont ceux qui accueillent des populations étrangère ne se mélangeant pas au reste de la population. Finalement les communautés vivent entre elles, avec peu de relations avec le reste de la population dans des situations précaires. A la ségrégation sociale, s'ajoute donc une ségrégation ethnique.

Londres a connu au XXe siècle un étalement urbain qui a conduit sa population à habiter de plus en plus loin alors que son centre restait occupé par les populations les plus pauvres. Ces mouvements de populations ont donc favorisé une ségrégation spatiale.

II. Les conséquences : les efforts d'aménagement en matière de transport

A. Un réseau de transports en extension

Parce que la population vit de plus en plus loin du centre, le réseau de transport a dû être étendu et densifié pour répondre aux besoins de la population. Ainsi, le Grand Londres est au centre d'un maillage (découpage de l'espace qui en permet l'appropriation) d'autoroutes et de lignes ferroviaires qui relient l'agglomération aux autres grandes villes du pays. L'agglomération est également en relation avec les autres grandes villes mondiales par l'intermédiaire d'aéroports internationaux implantés dans le Grand Londres.

Afin de limiter les pollutions, les efforts récents portent plus particulièrement sur les transports en commun qui permettent des circulations plus rapides par le biais du train ou du métro automatique.

B. Les limites du réseau de transport

L'inconvénient de ces transports en commun c'est qu'ils ne relient que les principales villes entre elles. Le reste de l'agglomération est alors essentiellement desservi par l'automobile. Les axes sont alors congestionnés en direction de Londres.

La seule solution trouvée pour améliorer les circulations est de diminuer le trafic automobile en instaurant un péage à l'entrée dans Londres. Effectivement les temps de parcours ont été réduits car un certain nombre d'habitants ont préféré utiliser les transports en commun comme les bus. L'exemple de ce péage apparaît donc comme efficace.

Pour répondre à l'étalement urbain, les autorités ont dû faire un gros effort pour développer les transports et plus particulièrement les transports en commun qui respectent davantage le pilier environnemental du développement durable.

III. L'avenir : les efforts entrepris dans le développement durable

A. Des projets de ville durable

La ville de Londres est exemplaire dans le développement durable pour au moins deux quartiers. Un des premiers éco-quartiers construit l'a été dans dans le sud du Grand Londres : il s'agit de BedZED. Il visait tout d'abord à répondre au pilier environnemental en produisant l'énergie que consommerait ce quartier. Les efforts ont particulièrement porté sur le chauffage : les appartements sont exposés au soleil avec l'utilisation de panneaux solaires mais aussi une petite centrale électrique dont la chaleur est réutilisée. Cela passe également par des économies d'énergie et d'eau. Par exemple, le quartier a interdit l'utilisation de l'automobile. Enfin, le pilier social n'est pas oublié : 50 % des constructions sont des logements sociaux

Plus récemment, pour les JO de 2012, Londres a commencé la construction d'un éco-quartier à Stratford, dans la ville centre. Tout d'abord, cela correspond à une politique sociale : redynamiser un quartier en crise, favoriser le développement de l'Est de la ville. Cet éco-quartier fait une grande place aux espaces verts avec une circulation des voitures interdite.

B. Les limites de ces constructions

L'éco-quartier de BedZed s'est révélé plus cher que prévu, son fonctionnement est aussi trop complexe pour la population et les bureaux qui y étaient prévus ne se sont pas installés : du coup, la population doit se déplacer pour aller travailler. Au niveau social, les populations plus pauvres ne se mélangent pas vraiment avec les autres habitants. Même le pilier environnemental est parfois remis en cause : la voiture apparaît par exemple nécessaire pour vivre dans un quartier éloigné de la ville centre.

Les mêmes problèmes risquent de se poser à Stratford où la voiture paraît également indispensable. Certains craignent également qu'une nouvelle population riche séduite par le projet vienne chasser les populations plus modestes habitant le quartier.

Ccls :

Londres est exemplaire des défis qui se posent à une ville du Nord.

  1. Le premier de ces défis vient de l'étalement et de la ségrégation que continue de connaître l'aire métropolitaine.

  2. Pour faire face à cette croissance rapide, les pouvoirs public ont porté leurs efforts sur les transports mais en laissant de côtés les problèmes sociaux créés.

  3. Aujourd'hui, l'attention est davantage tournée vers les questions environnementales avec la création d'éco-quartiers qui semblent renforcer la ségrégation sociale.

mardi, février 8 2011

Pénurie et gestion durable de l'eau en Libye

Correction du travail réalisé en groupes avec pour objectif de réaliser un diaporama et un exposé.

Image satellite de champs dans le désert autour d'un réservoir en Libye (source : wikimedia)

Introduction :

La Libye est un pays d'Afrique du Nord, riche de sa ressource pétrolière mais qui se trouve pour l'essentiel dans une zone aride.

À cause de la hausse du niveau de vie et de l'augmentation de la population, la Libye est menacée de pénurie. C'est pourquoi l'État a lancé un grand projet dans les années 1980 pour faire venir l'eau des nappes souterraines du désert vers le littoral.

problématique :

Comment gérer la ressource dans un pays aride comme la Libye pour poursuivre le développement sans menacer les ressources futures ?

I. Le constat : L'eau, une ressource rare et vitale en Libye

Cliquer sur l'image pour voir le diaporama

A. La Libye, un pays qui souffre de pénurie

Pays qui connaît un climat aride (désertique chaud)

  • précipitations inférieures à 200 mm / an sur le littoral et 100 mm à l'intérieur des terres

  • 90 % du territoire = déserts

Des ressources renouvelables surexploitées
  • les populations pompent plus d'eau dans les nappes que la quantité qui peut se recharger chaque année.

  • Conséquence = nappes quasi vides qui se gorgent d'eau salée.

  • Situation de pénurie qui empêche l'agriculture de se développer : 1 % des terres cultivables


B. La présence de grandes ressources souterraines

Des ressources fossiles

  • ressources en profondeur très peu renouvelables

  • présentes au niveau du désert dans la moitié Sud du pays

Des ressources gigantesques

  • surface de plus d'un million de km²

  • Plus 30 000 km3 d'eau.

  • Eau qui couvre déjà 50 % des besoins.

II. Les conséquences : Des aménagements gigantesques et coûteux

Cliquer sur l'image pour voir le diaporama

A. La construction de rivières artificielles

Rivières artificielles qui conduisent l'eau des nappes souterraines du désert vers le littoral

  • système qui a pour origine, forage dans le désert

  • 4000 km de canalisations : eau transférée vers des réservoirs sur le littoral

  • 6 millions de m3/j ainsi délivrés.

=>Amélioration de la livraison en eau des grandes villes.


B. Le développement d'une agriculture irriguée

75 à 80 % de l'eau des Grandes Rivières réservée à l'agriculture

  • développement d'une agriculture irriguée par pivots dans le désert ou près des villes

  • agriculture qui se fait sur des champs ronds pour favoriser ce type d'irrigation.

III. L'avenir : Une solution durable pour la Libye ?

Cliquer sur l'image pour voir le diaporama

A. Un projet dangereux pour l'avenir

Des ressources en eau menacées

  • nappes exploitées ne sont pas renouvelables et ressources peu connues

  • eau souvent gaspillée car système d'irrigation pas adapté (40 à 60 % d'évaporation)

Un projet coûteux

  • Coût qui ne cesse d'augmenter

  • Coût aussi de l'entretien car la sécheresse endommage les canalisations

  • Finalement, dessalement de l'eau de mer serait plus cher.

B. Mais un projet jugé comme nécessaire par le gouvernement

Solution la plus économique et la plus sûre :

  • pas de dépendance vis-à-vis de l'étranger comme pour le dessalement et l'importation d'eau

  • dessalement est aussi une technique très polluante.

Une solution qui devrait être améliorée

  • utilisation de méthodes d'irrigation plus économes (goutte-à-goutte)

  • recyclage des eaux usées pour économiser la ressource

  • solution qui pourra s'appuyer aussi sur des usines de dessalement par rapport à 2010

  • solution qui permet aussi de créer de l'emploi au niveau local.


Conclusion :

Même un pays soumis à un climat très aride comme la Libye peut trouver des solutions aux pénuries d'eau à condition de faire de gros efforts d'aménagement. Ces aménagements ne sont pas pour autant inoffensifs : ils ont un impact environnemental mais représentent peut-être la moins mauvaise solution pour la Libye.


mardi, novembre 16 2010

Nourrir plus d'un milliard d'Indiens

Après le travail en groupe sur les exposés (voir l'énoncé), voilà une correction de la prise de notes :

Etude de cas - Nourrir plus d'un milliard d'Indiens


Préparation d'une rizière en Inde (photographie de Pierre Mallet - Cliophoto)

L'Inde est un pays d'Asie du Sud qui a la forme d'un losange situé entre la chaîne de l'Himalaya et l'océan indien. Le pays comprend plus d'un milliard d'habitants, concentrés sur les littoraux et dans la plaine du Gange, au Nord. Une majorité de cette population travaille dans l'agriculture.

Le pays bénéficie d'un climat tropical marqué par des moussons apportant d'importantes pluies l'été.

L'Inde peut-elle parvenir durablement à nourrir sa population ?

 pp. 56-61

    1. L'Inde est-elle autosuffisante ?

      1. Une production agricole qui a fortement augmenté

L'autosuffisance =capacité d'un pays à produire assez pour nourrir sa population.

l'Inde parvient à couvrir les besoins alimentaires essentiels de sa population depuis les années 1970.

Production agricole augmente aussi vite voire plus vite que la population

  • production x2,5, population x2 en 40 ans.

  • Inde a sorti "tête de l'eau" : elle ne connaît plus de grandes catastrophes alimentaires

      1. Mais des inégalités qui demeurent fortes

Le pays est encore victime de malnutrition

  • 350 millions de personnes ont une ration alimentaire insuffisante (1800 calories par jour)

  • essentiel de l'alimentation = céréales mais peu d'apport en protéines animales, en graisse et en sucres

Des inégalités régionales

  • la croissance de la production concerne essentiellement les céréales : blé et riz

production x6 pour le blé entre 1961 et 2003

production x4 pour le riz entre 1961 et 2003

  • les progrès ont été effectués dans les régions les plus denses spécialisées dans ces cultures :

littoraux

plaine du Gange

Tout l'intérieur du pays apparaît alors en retard : l'agriculture y est restée traditionnelle.

Ccls : L'Inde a réussi à faire à l'augmentation de sa population grâce à des efforts de rendements agricoles pour le blé et riz. Mais ces progrès sont fragiles : ils ne concernent pas toutes les régions et l'alimentation reste peu variée.

    1. Qu'est-ce que la Révolution verte ?

      1. La définition de la Révolution verte

Révolution verte = politique mise en place par l'Etat, à partir des années 60, pour augmenter les rendements dans l'agriculture.

Ces progrès ont été possibles grâce à

  • utilisation de l'irrigation : ex. utilisation de motopompes

  • utilisation des engrais et des pesticides

  • utilisation de semences améliorées

      1. Les acteurs de la Révolution verte

Un acteur majeur = Etat

  • crée infrastructures nécessaires à l'irrigation (canaux, barrages)

  • développe les industries chimiques (pesticides, engrais)

  • aide à la recherche (semences améliorées)

Une révolution verte qui concerne une minorité d'agriculteurs

  • agriculteurs ayant au mois 2 ha = 79 % de la production pour 30 % des exploitations

  • régions concernées situées sur les littoraux et plaine du Gange : intérieur du pays oublié

      1. Les limites de la Révolution verte

Révolution verte a un coût :

  • coût pour l'environnement : pollution des eaux et des terres par produits chimiques

  • coût pour la société : les inégalités entre petits agriculteurs et gros agriculteurs ont augmenté et la malnutrition est encore présente

  • coût financier : investissements de l'Etat ne peuvent plus être aussi importants

Le problème n'est pas la croissance de la production mais la pauvreté : ¼ des Indiens ne parvient pas acheter sa nourriture.

Ccls : La Révolution verte est une politique lancée par l'Etat pour moderniser l'agriculture et accroître la production. C'est un succès au niveau de la production mais c'est un échec dans le sens où les plus pauvres ne peuvent pas acheter cette production.

    1. Comment développer une agriculture durable en Inde ?

agriculture durable = agriculture qui parvient à nourrir la population sans épuiser les ressources.

      1. Les problèmes auxquels est confrontée l'agriculture indiennne

Fragilité de cette agriculture face au climat

  • précipitations irrégulières en particulier à l'Ouest

  • production peut varier fortement d'une année sur l'autre.

La population va continuer d'augmenter rapidement.

  • 300 millions de personnes à nourrir de plus entre 2004 et 2025

Des grands travaux d'irrigation qui ne font plus l'unanimité

  • ex. rejet du projet d'aménagement du fleuve Narmada car projet qui prévoit le déplacement de 1,3 million de personnes

      1. Des solutions durables

L'agriculture indienne peut évoluer vers 2 voies différentes :

Développer une agriculture axée sur les OGM

  • moins d'engrais, meilleure résistance aux maladies

  • mais agriculture qui coûte cher, réservée aux gros exploitants

Agriculture écosensible :

  • retrouver de vieilles pratiques qui préservent fertilité du sol

  • développer des variétés indigènes pour être moins dépendants des grandes compagnies

  • favoriser les petits paysans

la solution est peut-être de combiner les 2 types d'agriculture pour faire une Révolution doublement verte.

Conclusion :

L'Inde a réussi à éviter les famines alors que sa population augmentait fortement : la production agricole a en effet augmenté plus rapidement. Cela est dû aux efforts de modernisation engagés avec la révolution verte. Mais il faut désormais une deuxième Révolution verte qui préserve davantage les ressources naturelles.

mercredi, novembre 10 2010

Les coulées de boue dans le Soissonnais

De la boue, ils en ont ras la casquette à Crouy. Plein les bottes ! Plus que marre. C'est ainsi que le journal L'Union évoque la nouvelle coulée de boue qui a touché la commune de Crouy en juillet dernier, après un orage. Ce serait la troisième coulée de boue en quelques semaines.

Déjà, en mai dernier, le journal évoquait cette question à propos d'un quartier pavillonnaire de Crouy victime de ces coulées :

Pourquoi alors une telle succession de catastrophes à Crouy ?

Le journaliste constate que ce sont les quartiers en bordure de coteaux qui ont été les plus touchés. Et il donne une explication : les eaux de ruissellement de la RD1 partent dans les champs, en pente, puis les boues des champs dans les habitations.

Un petit regard sur une image satellite des environs du quartier le confirme : on voit au nord la route, puis les champs et enfin les habitations.





Agrandir le plan

Un petit coup d'oeil sur une carte du relief nous révèle que le champ compris entre la route et les habitations est en pente.


En cas de fortes pluies, l'eau ruisselle sur la route et n'est pas arrêtée par le maigre rideau d'arbres en bordure du coteau. L'eau descend alors la pente et se mêle à la terre à nu du champ. Cette boue se déverse ensuite sur le quartier pavillonnaire et sur la route (voir la coupe opérée selon la ligne tracée en rouge).

Quelles solutions ?

Le problème est donc posé par ces terres agricoles qui se retrouvent à nu pendant une partie de l'année. La mairie envisage alors d'acheter ces terres, en particulier pour les mettre en herbage : en effet la présence d'herbe empêche l'eau de se mêler à la terre et empêche donc la formation de coulées de boue.
En attendant, nous indique le journal, un fossé a été creusé en amont des habitations pour recueillir les boues mais cela n'empêche pas les coulées en cas de grosses pluies comme le prouve la coulée du mois de juillet.

samedi, octobre 9 2010

Le développement durable en Suède : correction du devoir

Comme promis, voilà la correction du devoir sur le développement durable en Suède (voir l'énoncé).

Cliquer sur l'image pour voir défiler la correction (le texte dans les cadres noirs sont des extraits de copie)

vendredi, septembre 24 2010

Un exempe de pratique durable : AlterEco, entreprise du commerce équitable

Un commerce équitable

Le commerce équitable consiste à travailler en priorité avec des groupes de petits producteurs défavorisés dans les pays du Sud, de construire avec eux des relations commerciales justes et solidaires :
  • cela veut dire que les producteurs ont des conditions de travail et des rémunérations décentes. Les revenus correspondent aux besoins de la famille.
  • cela veut également dire que l'on construit une relation directe avec les producteurs et que l'on choisit de travailler avec des producteurs défavorisés.

Les garanties qu'a le consommateur

Le consommateur peut s'assurer que ces principes du commerce équitable sont bien respectés par AlterEco.
L'entreprise s'engage tout d'abord à délivrer une information transparente (par le biais des Alterecomètres que l'on retrouve sur tous leurs produits).
D'autre part, le respect des principes est garanti par des labels :

le label Max Havelaar qui assure qu'il s'agit d'un produit du commerce équitable

le label AB qui garantit qu'il s'agit d'un produit issu de l'agriculture biologique

le label Objectif Zéro Carbone qui assure que les émissions de CO2 sont compensées par des projets de reforestation.

Une démarche qui s'inscrit dans le développement durable

Les objectifs d'AlterEco correspondent en effet aux 3 piliers du développement durable :

Le pilier économique

AlterEco est une entreprise privée spécialisée dans le commerce de produits agro-alimentaires exotiques. Elle s'inscrit dans un système économique fondé sur l'offre et la demande.
On retrouve l'importance de l'objectif économique quand on s'intéresse aux producteurs. Par exemple, au Maroc, une coopérative de femmes dans la région du Rif produit de l'huile de l'olive. Les bénéfices qu'elles retirent de cette activité sont réinvestis dans la construction d'un centre de transformation qui leur permettra de vendre directement l'huile d'olive, donc un produit à plus grande valeur ajoutée. Ces femmes du Rif ont bien un raisonnement de chef d'entreprise.

Le pilier social

AlterEco s'engage à mieux rémunérer les producteurs que les autres entreprises et finance les projets de développement local.
Par exemple, l'entreprise finance des cours d'alphabétisation pour les femmes travaillant dans la coopérative du Rif. Cela favorise donc l'émancipation des femmes. D'autre part, le développement de l'olivier dans une région de culture du cannabis permet également de lutter contre la production de drogue.

Le pilier environnemental

De nombreux produits AlterEco sont issus de l'agriculture biologique. D'autre part, l'entreprise participe à des projets de reforestation par le biais de la compensation de ses émissions de CO2.
Par exemple, au Pérou, 1400 petits producteurs de cacao et de canne à sucre se sont regroupés dans une coopérative. Ils ont entrepris de cultiver leurs produits de manière biologique et bénéfice du label AB. Les producteurs participent également à la reforestation par une culture mixte d'acajou au milieu des cacaoyers. Un paysan explique ainsi : Je vais planter des acajous dans mon champs de cacaoyer, c’est très complémentaire avec la culture du cacao car l’acajou apporte l’ombre dont le cacao a besoin."

En savoir plus :

le site AlterEco

lundi, septembre 13 2010

L'exemple des inégalités en Afrique du Sud

modèle coursJe mets en ligne la correction de l'exercice que nous avons fait sur l'Afrique du Sud. Vous pouvez aussi la télécharger.

I.C.L'exemple des inégalités en Afrique du Sud

 

D'après les documents 2 et 3 p. 40, 7 p. 42, que peut-on dire de la richesse et du niveau de développement du pays ?

Quelles sont les inégalités visibles à l'échelle du pays (doc. 8 p. 42) et d'une ville (doc. 11-12 p. 43?

Quelles en sont les conséquences (doc. 10 p. 43) ?

 

 

 

Mot-clé de la question

Eléments du 1er doc.

Eléments du 2ème doc.

Eléments du 3ème doc.

Réponse rédigée

Question 1

richesse

Image de richesse

Puissance régionale, contrôle de secteurs entiers

Le plus grand PNB d'Afrique

L'Afrique du Sud est une puissance régionale avec une économie dynamique (doc. 3) qui produit beaucoup de richesses (doc.7) : c'est le plus grand PNB d'Afrique australe.

Niveau de développement

 

 

IDH assez élevé, un des plus élevés d'Afrique

C'est également un pays assez développé, avec un IDH compris entre 0,6 et 0,7 (doc. 7).

Question 2

À l'échelle du pays

Concentration de population pauvre dans certaines régions de l'Est

 

 

Les inégalités sont très fortes en Afrique du Sud : les pauvres se concentrent dans certaines régions de l'Est (doc. 8).

À l'échelle de la ville

 

Bidonvilles accueillent population noire et immigrée

Dans la même ville, concentration des Noirs dans certains quartiers.

Plus précisément, ils vivent dans des ghettos : bidonvilles ou townships (doc. 11-12).

Question 3

conséquences

1/9 population séropositive

30% de population sans emploi

société violente

Afflux d'immigrants illégaux

La pauvreté et le manque de développement d'une partie de la population est visible : 1/9 de la population est séropositive, 30 % est sans emploi.

Cela peut expliquer la grande violence de la société sud-africaine.

La richesse de l'économie attire d'autre part de nombreux immigrants illégaux.

 

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