L'Histoire Géo au lycée Vinci

mardi, juin 19 2012

Commentaires sur les sujets du bac 2012 en terminale (L-ES-S)

De nouveau cette année, le sujet de majeur porte sur l'histoire avec des intitulés assez classiques.

Sujet 1 - Composition (L-ES)

Le sujet : L'Europe dans la guerre froide (1947-1989)

Un beau sujet (c'est-à-dire, un sujet pas évident) qui nécessite de faire le lien entre plusieurs chapitres du cours. Le contexte de la guerre froide a été vu dans le chapitre 3 du thème 1  ("les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest jusqu'aux années 1970"). Mais l'Europe a été traitée plus spécifiquement dans le thème 2 (L'Europe de 1945 à  nos jours) avec les chapitres sur les démocraties populaires et celui sur l'Europe de l'Ouest en construction. La difficulté est donc d'organiser des idées venant de 3 chapitres différents.

Attention, il ne s'agit pas de traiter de la guerre froide dans son ensemble : les États-Unis et l'URSS ne doivent apparaître qu'en arrière-plan !

Le cadre chronologique est précis : on commence en 1947 avec le début de la guerre froide et la formation des blocs. On s'arrête en 1989 avec la chute des régimes communistes en Europe de l'Est.

Le plan et la problématique

La problématique vise à montrer que la guerre froide marque l'histoire de l'Europe (et ici, la coupe en deux) de 1947 à 1989. Pour y répondre, un plan chronologique apparaît le plus adapté, en s'appuyant sur les grandes périodes de la guerre froide.

Il convient d'étudier dans un premier temps la coupure en deux de l'Europe avec la formation des blocs qui fait suite aux doctrines Truman et Jdanov. Cette coupure est marquée par des tensions dont Berlin est le théâtre privilégié (blocus de Berlin en 1948-49, puis construction du Mur en 1961). Des deux côtés du "Rideau de fer", les États s'organisent de manière opposée : projet de construction européenne à l'Ouest (CECA en 1951, CEE en 1957), établissement de démocraties populaires sur le modèle stalinien à l'Est.

Après la mort de Staline et surtout à partir de la Détente (1962), les tensions deviennent moins fortes entre les deux moitiés d'Europe (Ostpolitik, conférence d'Helsinki). Cela se traduit à l'Est par des tentatives pour s'affranchir du modèle soviétique, tentatives violemment réprimées (ex. Printemps de Prague en 1968). Les tensions reprennent cependant avec la guerre fraîche (à partir de 1979) et l'implantation de missiles américains pour riposter aux missiles soviétiques (crise des euromissiles).

C'est avec l'arrivée au pouvoir de Gorbatchev en URSS (1985) que les dissensions à l'Est reprennent de la vigueur et gagnent en audience (ex. syndicat Solidarnosc en Pologne). Cette lutte politique qui s'appuie sur le mécontentement lié aux difficultés économiques conduit à la chute des régimes communistes en 1989 selon des formes différentes en fonction des États.

En conclusion, on peut noter que la fin de la guerre froide signifie la fin de la coupure en deux de l'Europe dont la chute du Mur de Berlin, puis la réunification allemande sont le meilleur exemple.

Sujet 1 - Composition (S)

Le sujet : La décolonisation de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 1960

Ce sujet est en quelque sorte la suite logique du sujet de l'an dernier portant sur la colonisation. Il correspond aussi à une actualité avec les 50 ans des accords d'Evian et donc de la fin de la guerre d'Algérie.
Le principal piège vient des limites chronologiques du sujet. Il ne faut pas dépasser la borne des années 1960 : il est donc inutile de développer les conséquences de la décolonisation (le Tiers-Monde et ses difficultés). Ce n'est donc qu'une partie du chapitre sur la décolonisation, traité à l'intérieur du thème "Colonisation et indépendance", qui doit être mobilisée. En revanche, ce qui avait été vu lors du bac blanc du mois d'avril (l'étude d'ensemble documentaire) pouvait être utilisé.

La problématique et le plan


Le sujet vise à développer les modalités selon lesquelles les peuples colonisés ont acquis leur indépendance : le singulier de décolonisation est trompeur, il faut insister sur la diversité des décolonisations. La logique veut que l'on suive un fil chronologique pour étudier les prémisses, les premières décolonisations (asiatiques), puis les décolonisations suivantes. Le sujet n'évoque ni les conséquences ni les tentatives d'organisation des pays décolonisés, il n'est donc pas attendu un développement sur le Tiers-Monde. On peut alors réutiliser le plan du cours sans la troisième partie.

Dans un premier temps, il faut insister sur le contexte de la fin de la Seconde Guerre mondiale qui est favorable à ces indépendances (émancipation des peuples asiatiques dès la guerre, position anticolonialiste des deux Grands, principes de l'ONU, participation des troupes coloniales à la guerre...). Il n'est alors pas étonnant que les premières tentatives d'indépendance voient le jour en 1945 (Inde, Indonésie, Viêt-Nam, Algérie)
Mais la première vague de décolonisation touche d'abord l'Asie pour plusieurs raisons (éloignement de la métropole, statut de protectorat qui met en avant des élites locales, ancienneté des mouvements nationalistes...). Mais, elle prend des formes différentes selon la réponse apportée par la puissance coloniale : négociation pour les colonies britanniques, répression et guerre coloniale pour les colonies françaises et néerlandaises. Dans le cas de la négociation, la violence peut être également présente (Inde).
La seconde vague concerne l'Afrique, continent pour lequel on retrouve les deux formes de décolonisation même si la guerre concerne exclusivement l'Algérie. Les autres colonies africaines de la France obtiennent leur indépendance par la négociation. Il convient alors d'expliquer la particularité de l'Algérie pour la France (colonie de peuplement, colonie découpée en départements français...).
En conclusion, on peut noter qu'à la fin des années 1960, la plupart des colonies ont acquis leur indépendance, ces colonies ont ensuite tenté de se regrouper à l'intérieur d'organisations communes. C'est ce que l'on a nommé le Tiers-Monde.

Sujet 2 - Composition (L-ES-S)

Le sujet : La Ve République : institutions et vie politique

Un sujet très classique qui est en écho avec l'actualité de l'année 2012 avec les élections présidentielles et les élections législatives. Cela correspond au chapitre 2 sur l'évolution politique à l'intérieur du thème 3 sur la France de 1945 à nos jours (L-ES). Le sujet était très proche de celui traité dans l'étude d'ensemble documentaire donnée le 23 mai dernier. Pour les S, il s'agit du chapitre sur le nouveau système républicain du thème 3 sur la France de la Ve République.
Le risque est de vouloir trop dire et d'accumuler les exemples. Il ne faut pas perdre de vue la problématique et donc insister entre les institutions et la pratique de ces institutions par les différents gouvernements.

La problématique et le plan :


Il s'agit de présenter le fonctionnement des institutions de la Ve République et la manière dont elles ont fonctionné de 1958 à nos jours. Le plan qui apparaît comme le plus logique est alors un plan chronologique (le plan du cours convient parfaitement).
Dans un premier, il faut rappeler le contexte de la création de la Ve République (crise de la IVe République, guerre d'Algérie, crise du 13 mai 1958, appel à de Gaulle pour gouverner...) et décrire le nouvel équilibre des pouvoirs qui résulte de la Constitution (pouvoir exécutif renforcé avec une Assemblée Nationale qui garde tout de même un droit de contrôle sur le gouvernement).
Ensuite, il faudrait insister sur la stabilité des institutions et de la vie politique avec une domination des forces gaullistes de 1958 à 1981. Il n'est pas nécessaire de décrire en longueur l'action de chaque président pour insister davantage sur la continuité d'action de Charles de Gaulle à Valéry Giscard d'Estaing. On doit rappeler que l'élection du président au suffrage universel (changement dans la Constitution en 1962) renforce son autorité et assure un lien direct entre le peuple et le chef d'Etat.
Enfin, dans une troisième partie, il conviendrait d'insister sur les mutations de la vie politique et de la pratique des institutions depuis 1981. La première d'entre elles est l'alternance avec l'arrivée de la gauche au pouvoir. On montre ensuite ce qui change dans les priorités du gouvernement. Deuxième mutation, la cohabitation fait son apparition dans la vie politique en 1986 lorsque la gauche perd les élections législatives et que François Mitterrand se trouve contraint de nommer Jacques Chirac comme Premier Ministre. C'est pour mettre fin à cette cohabitation, qu'il est décidé de réduire le mandat du président à 5 ans et de faire suivre l'élection présidentielle de l'élection législative (réforme constitutionnelle de 2000). Paradoxalement, cela renforce le pouvoir du président, on a même pu parler d' "hyperprésidence" sous le mandat de Nicolas Sarkozy. En fait, la cohabitation est un signe d'une plus grande méfiance entre le peuple et les responsables politiques, méfiance et distance qui peuvent s'exprimer également par l'abstention ou par le vote protestataire (ex. 21 avril 2002).

Sujet 3 - Étude d'un ensemble documentaire


Le sujet : Vers un nouvel ordre mondial : espoirs et réalités


Ce sujet correspond au dernier chapitre du thème 1 sur le Monde de 1945 à nos jours et c'est un sujet difficile : difficulté de ce type d'exercice qui nécessite de faire le lien entre les documents et le cours, mais  difficulté aussi de certaines documents (doc. 1 et 2) qui demandaient de connaître le sens d'expressions comme "économie mixte", "pétro-monarchies", "jihad"... Cependant les questions de la première partie consistaient, pour l'essentiel, à relever les informations des documents, encore convenait-il de bien comprendre les documents en question.

La première partie :

  1. Le texte de John Kenneth Galbraith est structuré en trois parties qui constituent trois enjeux différents du nouvel ordre mondial : la sortie du modèle communiste pour les anciennes démocraties populaires, un rôle plus actif joué par l'ONU (avec en particulier un droit d'ingérence) et une meilleure répartition de la richesse.
  2. On attend que le candidat relève des menaces qui contredisent les espoirs de John Kenneth Galbraith. La première menace se trouve justement dans le texte de ce dernier quand il évoque les massacres à l'intérieur des pays. Mais au-delà des guerres civiles, ce qui menace la paix dans le monde, et donc ce nouvel ordre mondial souhaité, est l'apparition d'une menace terroriste internationale portée par la nébuleuse Al-Qaïda (doc. 2). En réaction à cette menace, les États-Unis se représentent le monde comme un terrain d'affrontement entre puissances du Mal et puissances du Bien (doc. 3). La logique de la solidarité a donc été remplacée par celle de l'affrontement.
  3. Il convient de bien décrire l'image ou plutôt les images. Celle du haut représente un Américain désemparé par l'organisation complexe du monde tandis que celle du bas, le montre rassuré, le monde se résumant désormais à une opposition entre le Bien et le Mal. Ce qui est dénoncé ici est donc une vision manichéenne du monde, c'est la vision que portait le président George Bush quand il évoquait l'Axe du Mal des pays soutenant le terrorisme.
  4. Pas de difficultés pour cette dernière question : il s'agit juste de montrer que les défis signalés dans le doc. 1 n'ont pas été relevés : permanence des guerres et accroissement des inégalités.

La réponse organisée :

Le sujet et les questions de la première partie conduisent à envisager trois parties distinctes :

  1. Il convient de présenter le rêve de nouvel ordre mondial qui fait suite à la disparition de l'URSS. On rappelle rapidement le contexte, pour reprendre les 3 enjeux relevés par John Kenneth Galbraith et les premières réalisations faites : intégration d'anciens pays communistes dans l'UE (2004), accords de paix sous l'égide des États-Unis (Camp David, Dayton), interventions pour défendre le droit d'ingérence (ex. Kosovo).
  2. Le début des années 2000 marque une rupture avec les attentats du 11 septembre 2001 et l'essor des mouvances terroristes islamistes. Les puissance occidentales sont alors obnubilées par cette menace terroriste, d'où une vision manichéenne du monde (Axe du Mal)
  3. La réalité du nouvel ordre mondial est alors marquée par des conflictualités qui n'ont guère baissé d'intensité (ex. du génocide au Rwanda). Les E-U se sont également lancés, avec ses alliés, dans des interventions militaires longues, coûteuses et peu efficaces (Afghanistan, Irak). Finalement, la négociation internationale (le multilatéralisme) est en panne : manque de volonté politique pour réduire la pauvreté ou aider les pays en difficulté économique, accord introuvable sur la diminution des gaz à effet de serre.

Il était cependant possible de reprendre un plan en deux parties sur le modèle du cours.

Les croquis en géographie

Sujet 1 (L-ES) : Un espace en recomposition : la Russie

croquis_russie.jpg

Sujet 1 (S) : L'espace méditerranéen : une interface Nord-Sud

Croquis_Mediterranee.jpg

Sujet 2 : Centres d'impulsion et inégalités de développement dans le monde

Ce croquis présentait davantage de difficultés : il fallait faire le lien entre le croquis sur la mondialisation (centres d'impulsion) et celui sur l'inégale intégration dans la mondialisation (inégalités de développement). Il ne s'agissait pas de recopier (bêtement) un croquis vu en classe : la légende doit faire le lien avec le sujet. Voici ce que cela pouvait donner :

croquis_centres_d_impulsion_et_inegalite_de_developpement.jpg

vendredi, juin 8 2012

La Chine ouverte à la mondialisation

Le croquis fait en classe :

croquis_chine_mondialisation.jpg

Un espace en recomposition : la Russie

Le croquis fait en classe :

legende_croquis_russie.jpg

croquis_russie.jpg

jeudi, juin 7 2012

Une interface Nord/sud : l'espace méditerranéen

Le croquis fait en classe :

Legende_Croquis_Mediterranee.jpg

Croquis_Mediterranee.jpg

vendredi, mai 18 2012

La Chine

Pour ceux qui n'étaient pas là, vendredi 18 mai, voilà la suite du chapitre sur la Chine (voir également sur Pronotes les documents)

La présence de puissances étrangères

doc. 1 p. 159 :

  • grandes puissances en train de se partager le territoire et la richesse de la Chine : Angleterre, Allemagne, Russie, France, Japon

  • carte interactive : en effet grandes puissances ont imposé fin XIXe à Chine de lui donner des territoires (concessions) : russes au nord, français au sud, les britanniques au Tibet et le long du Yangzi...

  • politique de domination européenne = impérialisme (p. 158)

 

II. Les réactions à cet affaiblissement chinois (1911-1927)croquis_chine_histoire.jpg

Construction d’une carte

Une République en conflit avec les seigneurs de la guerre

empire renversé par le nationaliste Sun Yat-Sen qui veut retrouver la puissance de la Chine.

  • Pour cela, il s’appuie un part le Guomindang (parti national du peuple) avec pour objectifs : le nationalisme, la démocratie libérale, la justice sociale

  • Gouvernement qui appuie l’industrialisation du nord-est.

  • Mais cette République ne parvient pas à s’imposer dans tout le territoire chinois et doit lutter contre des « seigneurs de la guerre » qui contrôlent de grandes régions

 

L’union des nationalistes et des communistes

  • Sun Yat-Sen pour lutter contre les « seigneurs de guerre » et la présence étrangère s’allie avec la Russie communiste.

  • Les communistes chinois entrent alors au Guomindang.

III. Une guerre civile entre nationalistes et communistes (1927-1949)

La guerre entre nationalistes et communistes

  • Après la mort de Sun Yat-sen, Tchang-Kaï-chek le remplace mais décide de rompre avec les communistes et de les écraser en 1927

  • Communistes se réfugient dans les campagnes puis, leur chef, mène une Longue Marche de 12 000 km jusque le Nord-Ouest

  • Guerre qui s’arrête avec l’invasion japonaise à partir de 1931 : union contre l’ennemi étranger à partir de 1936.

 

Le triomphe des communistes en 1949

  • Tchang Kaï-check a mené un gouvernement autoritaire et corrompu tandis que le parti communiste apparaît comme vainqueur des Japonais.

  • Parti communiste très implanté dans les campagnes où Mao Zedong impose une réforme agraire

  • Victoire des communistes en 1949

 

Victoire qui met fin à un siècle de domination étrangère sur la Chine : le territoire chinois retrouve son unité avec pour capitale Pékin. Seule, Taîwan lui échappe.

 

Économie, société, culture

Pour ceux qui n'étaient pas là, vendredi 18 mai, voilà la fin du chapitre sur "économie, société, culture" (voir également sur Pronotes les documents)

B. L'entrée dans la société de consommation

L'époque des Trente Glorieuses est celle d'un accroissement des revenus pour les Français. Leur mode de consommation en est également transformé.

Une consommation plus massive

Doc. 6 p. 245 : Comment évolue le pouvoir d'achat des Français ?

Doc. 7 p. 245 : Comment est-il dépensé ?

  • Pouvoir d'achat multiplié par 3,5 entre 1946 et 1975

  • cela contribue à accroître considérablement l'équipement des ménages en biens industriels

radio, réfrigérateur, téléviseur, lave-linge, auto dans quasiment tous les ménages

invention de biens considérés à la fois considérés comme nécessaires bien que nouveaux : lave-vaisselle dans les années 1970, magnétoscope dans les années 1980, les ordinateurs dans les années 90, les téléphones portables dans les années 2000...

Doc. 1 p. 254 : Qu'est-ce qui permet de maintenir une consommation élevée malgré une augmentation plus faible du pouvoir d'achat à partir de 1975 ?

  • Essor des banques à partir des années 1980 : le crédit devient une chose courante

  • x3 de 1962 à 1982

 

Une société de loisirs

Doc. 5 et 7 p. 255 : Qu'est-ce qui marque cette société de loisirs ?

  • Automobile devient un moyen qui rend possible les loisirs (doc. 5 p. 255)

  • Départs en vacances se généralisent : plus de la ½ des Français partent en vacances dans les années 1980.

 

Les besoins des individus en biens de consommations et en loisirs occupent désormais une place centrale dans la société : cette consommation apparaît comme la contre-partie du travail fourni.

C. Une remise en cause des normes traditionnelles

Un éloignement vis-à-vis de la religion

Doc. 7 p. 263 : qu'est-ce qui permet de dire que le catholicisme a moins d'influence dans la société française ?

  • Nombre de Français qui se reconnaissent comme catholiques en diminution. Nombre de pratiquants diminuent.

  • Mais la majorité de Français se disent catholiques même s'ils ne pratiquent pas

  • Concurrence de l'islam qui est devenue la 2ème religion en France.

Détachement vis-à-vis de la religion qui peut s'expliquer par le triomphe de l'individualisme et des valeurs de consommation.

 

p. 251 doc. 4 : Quelles conséquences de cet éloignement de la religion sont-elles visibles ici ?

La cadre familial traditionnel n'est plus la norme :

  • baisse des mariages (concurrence du PACS à partir de 1999)

  • croissance des naissance hors mariage : x5 de 1950 à 2000

  • croissance aussi des divorces : x4 de 1950 à 2000

 

La remise en cause de la domination masculine

Doc. 5 p. 257 :En quoi les lois relatives à la situation des femmes remettent-elles en causes les normes traditionnelles ?

  • Fin de la domination masculine : égalité hommes-femmes est le principe de la société (Constitution de 1946)

  • Egalité rendue possible par la maîtrise des naissances et la liberté des femmes de disposer de leur corps (lois Neurwith et Veil)

  • Egalité politique qui n'est pas encore achevée (doc. 8 p. 257)

 

III.Une culture de masse

A.La massification des pratiques culturelles

p. 258 B et doc. 2 p. 244 : Qu'est-ce qui explique cette massification ?

  • Hausse du niveau de vie : consommation qui se porte davantage vers les loisirs et les équipements culturels

  • explosion scolaire : bacheliers comme étudiants plus nombreux. Accès privilégié à la culture.

B.Le poids des médias de masse

Doc. 1 et 2 p. 258 : Quels ont été les différents médias de masse ? Quelles évolutions observe-t-on ?

  • Presse a été le premier média de masse même si une frange de la population n'a jamais été touchée par ce média à cause de la barrière de l'écrit

  • Radio qui devient un média de masse dans l'entre-deux-guerres, puis la télévision à partir des années 60 : 36 heures par semaine pour l'ensemble des deux médias.

 

C.Des pratiques bouleversées par le numérique ?

Un nouveau média de masse : Internet

  • ½ des Français l’utilisent dans leur loisir et pour 2/3 d’entre eux, c’est une pratique quotidienne

  • explosion récente du média Internet : aujourd'hui, 64 % des Français ont Internet chez eux contre 12 % en 2000.

 

Un média qui change les pratiques culturelles de la jeunesse

  • recul marqué de la radio comme média du quotidien

  • recul également du temps devant la télé

  • En fait les « nouveaux écrans » concurrent la télé :

jeunes passent plus de temps sur les « nouveaux écrans »

mais temps cumulé passé sur les écrans > temps devant une télé pour les séniors

 

Un recul de la culture académique ?

Le terme de culture académique désigne la culture transmise par les institutions (Ecole, musées, conservatoires, théâtres). Elle est donc marquée par la connaissance de chefs d'oeuvre reconnus dans les 7 arts majeurs (architecture, sculpture, peinture, danse, musique, poésie, cinéma).

  • baisse de la lecture des journaux plus marquée chez les jeunes mais la lecture des livres se maintient à un bon niveau

  • utilisation d’internet ne signifie pas l’abandon des pratiques de culture académique. Au contraire.

 

Conclusion :

  1. Les 60 dernières années en France ont été marquées par une économie fondée sur la croissance de la production, croissance qui crée de la précarité depuis une trentaine d’années.

  2. Cela a été rendu possible grâce à une consommation soutenue à cause de la hausse du pouvoir d'achat et des incitations à consommer.

  3. Ce mode de consommation massif a ainsi été porté par des médias de masse.

dimanche, avril 1 2012

Schéma : l'exemple d'un pays mal-développé, le Brésil

Le schéma fait en classe :

schema_bresil.jpg

vendredi, mars 30 2012

Croquis : Un ou des Suds ?

Le croquis fait en classe :

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croquis_SUDS.jpg

vendredi, février 24 2012

Croquis : La mégalopole japonaise

Le croquis fait en classe :

CROQUIS_japon_legende.jpg

CROQUIS_japon.jpg

mardi, février 21 2012

Croquis : L'Asie Orientale, une aire de puissance en extension

Le croquis fait en classe :

legende_CROQUIS_ASIE_ORIENTALE.jpgCROQUIS_ASIE_ORIENTALE.jpg

Croquis : La façade altantique des États-Unis

Correction du croquis :

legende_croquis_facade_atlantique.jpgcroquis_facade_atlantique.jpg

vendredi, février 10 2012

Croquis : L'Europe rhénane

Le croquis fait en classe :
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croquis_Europe_rhenane.jpg

vendredi, février 3 2012

Croquis : l'organisation de l'Union européenne

Le croquis fait en classe :

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vendredi, janvier 27 2012

Pugetopolis... une aire urbaine américaine

Question posée en classe : Mais d'où vient ce nom de Pugetopolis pour désigner l'aire urbaine allant de Portland à Vancouver en passant par Seattle ?

puget_sound.jpg

Un peu d'histoire...

Un certain George Vancouver (tiens, tiens... mais n'aurait-il pas donné son nom à la ville canadienne ?), officier de la marine britannique (la Navy), a mené des missions d'exploration sur les côtes Pacifique de l'Amérique. Il est chargé, en 1792, de prendre possession de la région de Seattle et décide de nommer les différents territoires qu'il contrôle. La région est caractérisée par un bras de mer qui s'enfonce dans les terres jusque la ville d'Olympia (voir image satellite). Il décide de nommer ce bras de mer Puget Sound (Sound veut également dire "bras de mer" en anglais) en l'honneur d'un autre officier de la Navy, Peter Puget, qui avait mené les premières explorations quelques semaines plus tôt.

Cette région du Puget Sound intègre le territoire des États-Unis en 1846.

Un peu de géographie...

L'image satellite révèle bien que la région du Puget Sound est désormais urbanisée en continu (c'est la tâche grise qui suit le Puget Sound d'Anderson Island à Cypress Island). Les géographes ont décidé de nommer cette région urbaine s'étendant le long du Puget Sound, Pugetopolis. Original, non ?

Le Puget Sound Regional Council nous indique que la partie états-unienne de la région (l'agglomération de Seattle, en fait) regroupe 3,7 millions d'habitants sur un peu plus de 10.000 km², soit 370 ht/km². On est bien dans une région densément peuplée. Et cette agglomération est en train de fusionner avec celle de Vancouver un peu plus au nord : une mégalopole transfrontalière, s'étirant sur plus de 250 km de long, est donc en train de se former.

Sources :

Source des images :

  • portrait de George Vancouver sur le site wikipedia
  • image satellite issue du logiciel Google Earth

vendredi, janvier 20 2012

Croquis : La façade altantique de l'Amérique du Nord

Corrigé du croquis fait en classe :

legende_croquis_facade.jpg

croquis_facade.jpg

mercredi, janvier 4 2012

Année 2012, attention changement !

Je souhaite tout d'abord une très bonne année à chacun d'entre vous, élève ou lecteur du blog. Que 2012 soit l'année de toutes vos réussites.

Pour la nouvelle année, le cahier de texte déménage et migre vers Pronotes. Pour le consulter, il vous suffit de vous connecter à Ponotes avec votre identifiant et votre mot de passe, puis de cliquer sur "cahier de texte".

Bonne navigation et encore bonne année !

vendredi, décembre 16 2011

Croquis : la puissance des États-Unis dans le monde

Corrigé du croquis fait en classe

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lundi, décembre 5 2011

Croquis : l'organisation du territoire des États-Unis

Corrigé du croquis fait en classe :

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Vous pouvez également télécharger le croquis :

jeudi, novembre 24 2011

Chronologie de la guerre froide

chrono.jpgPour vous aider dans vos révisions, voici une chronologie de la guerre froide organisée en plusieurs thèmes :

lundi, novembre 14 2011

Le conflit israélo-palestinien depuis 1947

Correction du travail fait à la maison (voir la fiche)

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1. 1948 : La naissance d'Israël

Les raisons  :

  • De nombreux Juifs considèrent depuis le XIXe s. qu'ils doivent revenir en Palestine quittée au Ier s.

  • Génocide juif en Europe a montré la nécessité de donner un État aux Juifs pour éviter de nouvelles persécutions

Les conséquences :

  • L'ONU décide en 1947 alors de partager la colonie britannique de la Palestine entre Juifs et Arabes ce que refusent les Arabes.

  • État d'Israël créé le 14/05/1948 et vite reconnu par les grands pays.

  • États arabes voisins contestent et attaquent Israël : victoire d'Israël qui annexe un certain nombre de territoires arabes. Les Arabes de Palestine (Palestiniens) doivent alors fuir pour gagner la Cisjordanie contrôlée par la Transjordanie ou Gaza contrôlée par l'Egypte.

2. Des affrontements réguliers entre pays arabes et Israël (1956-73)

Les raisons :

Les États arabes dirigés par des nationalistes veulent faire l'union des Arabes et pour cela, ils veulent défendre les Palestiniens

La crise de Suez :

Israël participe en 1956 à une guerre contre l'Egypte avec la France et la Grande-Bretagne car l'Egypte a nationalisé le canal de Suez. Victoire militaire d'Israël et des Européens mais les Etats-Unis et l'URSS obligent au retrait : victoire politique de l'Egypte.


La Guerre des 6 jours :

  • Israël déclenche une nouvelle guerre en 1967 : victoire très rapide d'Israël.

  • Annexion d'une partie de l'Egypte (Sinaï), de la Cisjordanie et du plateau de Golan (Syrie).

La Guerre du Kippour :

  • 1973 : les États arabes lancent une attaque surprise sur Israël le jour de la fête religieuse du Kippour

  • Israël parvient à repousser les attaques mais un cessez-le-feu est imposé par les deux Grands

Les conséquences :

  • Un début d'organisation des Arabes palestiniens

En 1964, l'Organisation de libération de la Palestine est créée : elle considère la création d'Israël comme illégale. L'OLP se lance dans la lutte armée pour parvenir à chasser les Israéliens. Ayant peu de moyens, elle a recours au terrorisme (ex. prise d'otages aux JO. De Munich en 1972)

  • le rôle des deux Grands dans ces conflits

Les deux Grands soutiennent dès le départ la création d'Israël. Puis ils ont joué un rôle de modération en faisant pression en 1956 pour obtenir un retrait des troupes israéliennes et européennes et de nouveau en 1973 pour qu'un cessez-le-feu soit signé.

Mais, progressivement, chacun des deux Grands soutient plutôt un camp : les Etats-Unis deviennent rapidement l'allié le plus fidèle d'Israël (ex. livraison d'armes à Israël en 1973) et l'URSS devient un soutien des pays arabes (ex. URSS assure un pont aérien entre Syrie et Egypte et livre des armes en 1973).

  • Les conséquences économiques de la guerre du Kippour (1973)

Les pays arabes majoritaires au sein de l'OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole) décident d'utiliser l'arme économique comme moyen de pression : ils réduisent les exportations jusqu'à la libération des territoires occupés et décident un embargo sur les Alliés d'Israël. Le prix du pétrole est alors multiplié par 4, c'est le point de départ d'une crise industrielle profonde dans les pays industrialisés.


3. À la recherche d'une paix introuvable (1973-2000)

La paix entre Israël et l'Egypte :

  • Aspect

En 1978, les accords de Camp David sont signés : l'Egypte reconaît l'existence et devient un allié d'Israël. En échange, Israël évacue le Sinaï.

  • les raisons

Pour le chef égyptien, Sadate, les droits du peuple palestinien seraient en effet désormais reconnus, il n'est alors plus nécessaire de mener à une guerre sans fin à Israël. Le manque à gagner lié à l'impossibilité de faire fonctionner le canal de Suez tant que le Sinaï est occupé a pu également jouer.

La réaction palestinienne

  • La position de l'OLP

L'OLP continue de refuser de reconnaître le droit des Juifs à fonder un État et a recours à la guérilla et au terrorisme.


  • Une nouvelle forme d'affrontement : l'Intifada

Aspect :

  C'est une « guerre des pierres » qui oppose des jeunes Palestiniens à l'armée israélienne à partir de 1987

Raisons:

La révolte est perçue comme un moyen d'obtenir un soutien à travers le monde. Elle correspond aussi à une réaction envers une situation bloquée. Mais elle porte également contre la construction de colonies israéliennes à l'intérieur des territoires occupées peuplés de Palestiniens.


Les négociations israélo-palestiniennes

  • Les accords d'Oslo entre Israël et Palestine en 1993 prévoient la création d'une Autorité palestinienne pour administrer les territoires occupés (autonomie accordée à certains territoires en Cisjordanie et Gaza)

  • Les Palestiniens reconnaissent en échange l'existence de l'État d'Israël.

  • Mais les  négociations de paix sont interrompues après l'assassinat du premier ministre israélien.

La reprise des tensions en 2000

Raisons :

  • échec de nouvelles négociations de paix

  • provocation du ministre israélien Ariel Sharon à l'égard des Palestiniens

Forme prise :

  • Nouvelle Intifada

Bilan : Quel État s'est fortement impliqué dans cette recherche de paix ? De quelles manières ?
  • Les Etats-Unis se sont fortement impliqués en organisant des négociations, en faisant pression sur les deux acteurs. Mais l'échec des accords de paix marque l'échec des Etats-Unis : Barack Obama n'a par exemple pas réussi à contraindre Israël à négocier.


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